Le monde à travers la lentille

Une photographie de Massimo Sestini... (Photo courtoisie)

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Une photographie de Massimo Sestini

Photo courtoisie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

L'édition 2015 du Zoom Photo Festival Saguenay bat son plein. Jusqu'au 29 novembre, une place de choix est accordée au photojournalisme dans la ville. Avec sept lieux de diffusion et une programmation variée, l'événement propose à la population de découvrir le monde à travers la lentille de photographes des quatre coins de la planète.

Plusieurs photographes ont été réunis jeudi matin afin... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 1.0

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Plusieurs photographes ont été réunis jeudi matin afin de souligner le début de la 5e édition du Zoom Photo Festival Saguenay. Renaud Philippe, Léonora Baumann, Jérôme Deya, Virginie Nguyen Hoang, Alain Corneau, Adrien Selbert et Anaïs Conijn ont participé à la rencontre.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

«C'est une édition dans laquelle il y a beaucoup de passion et de générosité de la part des photographes et ça se sent dans les expositions», affirme Michel Tremblay, directeur du festival.

Depuis ses débuts, Zoom a présenté quelque 4000 photos qui ont été vues par environ 100 000 personnes. Plus d'une centaine de photographes y ont exposé leur travail.

La réputation du festival commence à se faire sentir.

Michel Tremblay confirme qu'il est de plus en plus ardu de sélectionner les expositions en raison du nombre élevé de propositions.

À Saguenay aussi, la population semble de plus en plus attachée à l'événement. «Pour la première fois, je commence à sentir que les gens attendent le festival. Ça donne le goût de continuer. J'espère que beaucoup de gens viendront voir les expositions. Déjà, j'ai l'impression qu'on a vendu plus de passeports que l'an dernier», estime-t-il.

Pour souligner le lancement de la sixième édition de l'événement, des photographes ont été réunis jeudi matin afin de présenter leur exposition. Questionnés par le public, ils ont parlé en quelques lignes de leur vision du métier.

Parmi eux, Jérôme Deya, qui propose une exposition qui risque fort de retenir l'attention. Dans À mon corps dérangeant, il présente la vie affective et sexuelle de personnes handicapées. Une exposition qui lui a demandé trois ans de travail. «Six couples m'ont ouvert les portes de leur intimité. C'est un sujet qui n'avait pas été traité jusque là.»

Le vernissage de l'exposition installée à La Pulperie de Chicoutimi a eu lieu jeudi soir. Auparavant, les photos ont été présentées à trois reprises en France.

«Les échos sont positifs. C'est un sujet qui peut déranger. Les gens ne sont pas habitués de voir des corps différents et nus, mais même si la thématique dérange, c'est fait dans le respect.»

«L'idée est de montrer qu'il n'y a pas de différence entre les personnes valides et les personnes handicapées. Ce n'est pas parce que quelqu'un a un handicap qu'il n'a pas les mêmes besoins de caresse et de sexualité. Ce n'est pas parce que les corps sont différents qu'ils ne ressentent pas les mêmes choses.»

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