The Dears arrive au Saguenay

Il n'est jamais trop tard pour bien faire,... (Photo courtoisie)

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Il n'est jamais trop tard pour bien faire, un principe qu'illustrera le groupe The Dears vendredi, alors qu'il donnera son premier spectacle dans la région, 20 ans après sa fondation. Le quintette montréalais se produira au Sous-Bois de Chicoutimi, à compter de 22h.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Bien avant que la scène indie montréalaise soit à la mode, il y avait The Dears. Ce groupe fondé il y a 20 ans a joué partout dans le monde, mais ne s'était jamais montré le nez au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une anomalie qui sera corrigée demain à 22 h, à la faveur d'un spectacle donné au Sous-Bois de Chicoutimi.

«Je trouve ça excitant de jouer chez vous. Les agents qui s'occupaient de nous précédemment n'étaient pas organisés pour nous "booker" en région. Nous aborderons cette sortie dans le même esprit qu'on le fait pour un premier rendez-vous», a commenté le chanteur et guitariste Murray Lightburn mardi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Il laisse entendre que le spectacle balancera entre la nostalgie distillée par les titres anciens et la joie que procure l'interprétation des nouvelles compositions. Celles-ci figurent sur l'album Times Infinity, Volume One, sorti à la fin de septembre. Dès qu'on se met à en parler, le Montréalais évoque la technique des loops, ces sons diffusés en boucle qui, à la longue, créent un effet hypnotique. Il y en a beaucoup sur l'encodé.

«Puisque le thème du disque est la notion de temps, nous avions le goût d'aller dans cette direction, raconte Murray Lightburn. C'est comme ça, à petites touches, que nous avons introduit quelques changements dans notre musique, des ajouts subtils et complexes à la fois.»

Le temps, c'est aussi l'espace qui sépare un chanteur rock de l'époque où il était crédible en évoquant sa vie de partys. «Ça n'aurait aucun sens de faire la même chose aujourd'hui, alors que je suis un père et un mari, que je me couche de bonne heure», lance le leader des Dears.

Loin de pleurer sa jeunesse disparue, il embrasse les changements survenus dans sa vie, dans son art, autant que son indépendance vis-à-vis l'industrie. Celle-ci traverse une crise qui l'a rendue encore plus frileuse, soucieuse de coller aux lubies du moment, quitte à produire des titres tellement formatés qu'ils ne laissent qu'un souvenir fugitif.

«Au moment où je vous parle, je vois des livres écrits par des auteurs disparus depuis longtemps et c'est ce que je vise avec mes disques. Je veux sortir des choses qui soient hors du temps parce que mon rôle premier ne consiste pas à jouer à la radio. Comme les fans du groupe, je me tiens loin des sentiers battus», soutient Muray Lightburn.

Lui dont la voix a été comparée à celles de Morrissey et du grand Damon Albarn, le chanteur du groupe Blur (et de Gorillaz), dont la pop intelligente épouse parfois des accents romantiques, se sent privilégié de pouvoir ainsi préserver son intégrité. À son avis, c'est la meilleure façon de s'inscrire dans la durée.

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