L'Ensemble Talisman: un album qui fait du bien

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L'Ensemble Talisman

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'Ensemble Talisman vient de sortir son deuxième album en l'espace de quelques mois, un enregistrement intitulé Dix réflexions. Mis en boîte à l'église Notre-Dame de Laterrière, il témoigne, une fois de plus, du désir de la formation saguenéenne d'interpréter de la musique qui fait du bien.

«C'est notre slogan et notre ligne directrice. La musique a le pouvoir de modifier nos états d'âme, comme nous l'ont montré nos concerts du Vendredi saint tenus à la chapelle de la cathédrale de Chicoutimi», a souligné le violoniste Luc Beauchemin au cours d'une entrevue accordée au journal.

Ces rendez-vous ont donné naissance à un premier album, Les sept dernières paroles du Christ. Après cet enregistrement de l'oeuvre de Haydn, voici une dizaine de compositions apparemment disparates, allant de Bach à Arvo Pärt, en passant par Paganini et le Russe Lyadov. «Il y a des textures différentes: la passion, la béatitude, la mélancolie, énonce Luc Beauchemin. Le fil conducteur est venu du dernier titre, Spiegel im Spiegel, qui signifie miroir dans le miroir. Sur cette pièce de Pärt, le temps s'étire. On entend les trois mêmes notes, très longues, et ça plaît aux auditeurs. Eux aussi ressentent le besoin de ralentir.»

Responsable du montage sonore, en même temps que violoniste, il a compris pourquoi une musicienne européenne a évoqué le défi que pose l'interprétation de cette oeuvre tellement facile à aimer. Garder le tempo ne représente pas une sinécure. «Dans notre version, nous avons introduit des variations, amené une certaine émotion», décrit le musicien.

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D'un Beauchemin à l'autre

Le nouvel album a mobilisé 18 interprètes, un mini-orchestre plus imposant que la formation qui s'était attaquée au Haydn. Parmi les pièces qui figurent sur Dix réflexions, certaines possèdent une histoire qui déborde des considérations d'ordre musical.

Le François Beauchemin qui a écrit Chagrin secret, par exemple, est le père du violoniste. Pharmacien de son état, il aimait faire de la musique à la maison, seul au piano ou au violoncelle, en compagnie de quelques chambristes. La pièce qui a été reprise n'avait pas de titre. C'est une dame d'ici, Louise Gagné, qui l'a proposé à la faveur d'un concours.

«La vie est courte et si on veut réaliser un projet, vaut mieux se dépêcher», affirme Luc Beauchemin. Il en veut pour preuve le fait que son paternel, toujours vivant, ne reconnaît plus sa propre création. Le fils croit que l'impact aurait été plus grand si le disque était sorti cinq ans plus tôt.

Une autre personne chère à son coeur est Alfred Marin, auteur de Tendresse et regrets. Après avoir interprété l'une de ses compositions au festival Tang-aux-foins, il l'a invité à participer à l'enregistrement de cette pièce à l'accordéon. «Ça sonne vraiment bien avec les cordes. Ça donne une couleur grand orchestre», note Luc Beauchemin.

Précisons que des copies physiques de l'album sont disponibles chez Archambault, Musique Avant Tout, Les Bouquinistes, le presbytère de la cathédrale et la galerie La Corniche, où le lancement aura lieu le 11 novembre, à la faveur d'un 5 à 7. Il est également possible de se le procurer en format virtuel via le site www.ensembletalisman.com.

Quant au prochain concert, il aura lieu d'ici à deux semaines, probablement à la chapelle de la cathédrale (la date et l'heure restent à déterminer). L'Ensemble Talisman planchera ensuite sur deux projets d'albums, dont un qui embrasserait la thématique de l'hiver.

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