Page UQAC : le pont entre l'art et la science

On voit ici James Partaik au centre de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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On voit ici James Partaik au centre de l'une de ses oeuvres, dans le SCAN. Au mur, un quartier de Dubai peut être aperçu. À partir de sa chaise, M. Partaik peut se déplacer dans le quartier et entendre tous les sons qui ont été faits au moment de son passage à l'endroit exact. C'est donc dire que dans le sous-sol de l'UQAC, on peut entendre une Ferrari, un port de mer, etc.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Cette discipline fait appel à des connaissances en génie, en informatique, en architecture, en soudure, et plus encore. Quelle est-elle? Les arts. Les arts numériques pour être plus précis.

«C'est une matière actuelle qui nécessite des compétences dans plusieurs domaines, explique le professeur James Partaik, qui enseigne à l'Université du Québec à Chicoutimi en arts numériques. Je ne me considère pas comme un programmeur, à titre d'exemple, mais je suis néanmoins capable de faire mes propres prototypes. L'art a une grande influence sur le développement technologique. Souvent, les inventions viennent de gens hors des disciplines. C'est de là que vient l'intérêt fondamental pour l'interdisciplinarité.»

C'est justement au baccalauréat interdisciplinaire en arts que le professeur Partaik donne des cours depuis 2008. «Ce que je fais aujourd'hui, c'est un pont direct avec les sciences. J'ai un pied dans l'art, l'autre dans les sciences.»

Ce sont d'ailleurs les sciences pures que James Partaik avait décidé d'étudier, lorsqu'il a débuté ses études supérieures, en Saskatchewan.

Une «petite visite de deux semaines» au Québec a changé sa vie. «J'ai appelé ma mère et je lui ai dit: ''Je ne retourne pas''. J'étais tombé en amour avec le Québec. J'ai suivi des cours de français. Quand j'étais enfant, ma mère nous parlait français. C'est sa langue maternelle. Mais rapidement, quand on a commencé l'école, on a arrêté de parler français. J'avais donc une base, mais je devais fouiller dans mes souvenirs.»

Durant son immersion française, il a suivi des cours divers. Parmi eux, des cours de dessin et de musique. «J'ai eu la piqûre des arts. Je n'ai jamais recommencé mes études en sciences pures. Je me suis plutôt lancé dans un baccalauréat en arts à l'Université Laval.»

Au fil du temps, il a complété un baccalauréat et une maîtrise, tout en commençant un doctorat. Depuis 2008, il est professeur à l'UQAC. Il était auparavant chargé de cours à Laval.

«J'ai développé le premier cours en arts et informatique à Laval, mais en tant que chargé de cours, je n'avais pas les moyens de développer à mon goût. Ici, j'ai été un an chargé de cours, et j'ai vu que les ouvertures, les opportunités, étaient plus grandes.»

Grandes comme un Studio de création en arts numériques (SCAN), très exactement. M. Partaik a mis sur pied le premier studio du genre au Québec. Le SCAN est situé au sous-sol du pavillon principal de l'UQAC. «Aucune pièce n'y est dédiée à quoi que ce soit de particulier, mais toutes les pièces sont faites pour des utilisations diverses. Nous sommes à la fine pointe. C'est important de le rester.

«Le SCAN commence à être connu. Il est très respecté dans les autres universités, qui aimeraient avoir un tel outil.» L'objectif du SCAN, qui est ouvert depuis mars 2014, est d'offrir aux étudiants, professeurs et chercheurs d'expérimenter les arts numériques.

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