Rendre les archives vivantes

Christiane Barbe, la nouvelle présidente-directrice générale de Bibliothèque... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Christiane Barbe, la nouvelle présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, invite la population à participer à la journée portes ouvertes qui aura lieu dans les centres d'archives de la province, le 28 novembre.

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Daniel Coté
Le Quotidien

De passage à Chicoutimi hier, afin de visiter le centre d'archives niché à l'intérieur du Pavillon Sagamie, la directrice de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Christine Barbe, invite la population à recourir aux services de cette institution. On y trouve tellement de ressources documentaires que toutes les générations y trouveront leur compte.

«On veut que les citoyens découvrent ce qui leur appartient. C'est pour cette raison qu'on a l'intention de créer des activités pédagogiques, qu'on regarde ce qu'il serait possible d'ajouter en matière de médiation», a-t-elle mentionné au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Une occasion intéressante coïncidera avec la Semaine nationale de la généalogie, tenue du 21 au 28 novembre. Partout au Québec, ce qui comprend le centre d'archives de Chicoutimi, les gens pourront participer à une activité portes ouvertes qui se déroulera de 10h30 à 16h.

«Ce sera une belle occasion de voir l'arrière-boutique, notamment l'entrepôt (où sont rangées les archives) et la salle de traitement, l'endroit où les documents sont identifiés. En même temps, il faut réaliser que notre trésor, ce sont aussi nos ressources humaines», fait valoir Christiane Barbe.

Numériser pour préserver

Nommée il y a quelques mois, la présidente-directrice générale pilote un autre dossier qui lui tient à coeur: la numérisation des documents. Un plan étalé sur sept ans a été annoncé dernièrement par le gouvernement provincial. Pour les deux premières années, une enveloppe totalisant 5 millions$ a été dégagée.

«Nous en profiterons pour reproduire des documents fragiles et anciens grâce à l'acquisition de numérisateurs très perfectionnés. Ça pourra aussi se faire en région», annonce Christiane Barbe. C'est ainsi que des joyaux de notre patrimoine archivistique seront préservés, tout en devenant accessibles au plus grand nombre.

À ceux que ce projet pourrait inquiéter, qui voient dans cette initiative un moyen de fermer les centres régionaux en invitant les citoyens à mener des recherches à partir de leur ordinateur, l'administratrice répond que cette idée ne tient pas la route. À l'en croire, il n'y a aucune raison de craindre pour l'avenir.

«Comme nous ne pourrons jamais numériser l'ensemble de nos documents, les espaces physiques demeureront importants, assure-t-elle. En même temps, il faut garder en mémoire que les gens aiment s'y retrouver. Nos centres d'archives sont aussi des lieux de vie.»

Christiane Barbe ajoute qu'au centre d'archives de Chicoutimi, les différents fonds totalisent 1,5 mètre linéaire de documents, ce qui comprend 463 000 photographies, des films, des enregistrements sonores et plein d'autres choses. C'est dans ce lieu tranquille, sous atmosphère contrôlée, que se déploie l'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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