Pelchat et Bécaud: un savoureux mélange

Mario Pelchat s'aventure dans le répertoire de Gilbert... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Mario Pelchat s'aventure dans le répertoire de Gilbert Bécaud et c'est savoureux et distingué. Une très belle initiative.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Tant qu'à vieillir, aussi bien l'accepter et le chanter avec passion. Mario Pelchat n'a rien perdu de sa fougue et assume le temps qui passe en rendant un bel hommage à Monsieur 100 000 volts.

Pour cette tournée en sol connu, le gars de Dolbeau interprète quelques pièces de Gilbert Bécaud et ses propres succès.

C'est en deuxième partie que Pelchat s'aventure dans le répertoire de Bécaud. Ça donne une autre couleur à ses chansons tant entendues. C'est savoureux et distingué. Ç'a commencé tout doucement avec Je t'appartiens. Délicat à souhait, Pelchat se met au service du texte et de sa passion de chanter. Sans pousser, il se glisse dans la poignante Et maintenant. Il l'interprète avec beaucoup d'intensité et de chaleur. C'est senti, puissant et solide.

À suivi l'enlevante La solitude ça n'existe pas. Les souvenirs se bousculent dans nos têtes et on voit l'heure qui file. Encore une dernière avant de partir écrire. Je ne l'ai pas regretté. La version de C'est en septembre était poignante et incarnée. Décidément, Pelchat excelle quand il chante les autres.

Compositions

La première partie composée essentiellement de ses chansons a plu aux inconditionnels présents à la salle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini. Il a ouvert avec Un Homme qui vous ressemble, la pièce titre de son dernier album de compositions.

C'est à partir de Toujours de nous et Aimer que la soirée a pris son envol. Un peu comme il l'a dit entre deux chansons, il est rendu dans le club des «T'as mal où». Eh oui! à 51 ans, il commence à rouiller. Il a beau avoir mal au dos, au coude et avoir la vue qui baisse, sa voix, elle, a très bien vieilli.

La chanson la plus touchante de la première partie a été son interprétation de Et j'ai mal de toi qu'il a chantée avec sa choriste Manon Séguin. Deux belles voix hautes perchées qui se sont lovées dans une envolée sentie qui a donné des frissons dans le dos au public.

Manque de cohésion

Ça peut être si simple la musique; deux voix qui s'imposent avec des musiciens qui épousent la beauté.

Or c'est ce qui manquait hier une bonne partie de la soirée; de la cohésion. La sonorisation n'avantageait pas la voix de Pelchat. Il manquait des graves pour bien exprimer toute l'amplitude et la richesse de la voix. Derrière, les cinq musiciens ne semblaient pas être en symbiose. Ça manquait de punch. La faute des arrangements aseptisés? Enfin, il manquait quelque chose...

Ça sera peut-être corrigé ce soir à Roberval et demain à Saguenay où Pelchat sera sur scène. Et en première partie, les réconfortants Deux frères.

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