Retour de Vinci 27 ans plus tard

Présentée ce soir, à Jonquière, la pièce Vinci... (Photo courtoisie)

Agrandir

Présentée ce soir, à Jonquière, la pièce Vinci montre un homme qui remet plein de choses en question à la faveur d'un voyage en Italie.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

La seule et unique fois que la pièce Vinci a été présentée dans la région, Robert Lepage, son auteur, campait tous les rôles. Il avait présenté ce spectacle le 15 janvier 1988, à l'Auditorium Dufour de Chicoutimi, devant un parterre qui laissait voir plusieurs sièges inoccupés.

L'histoire sera différente aujourd'hui à 20 h, alors que le Théâtre La Rubrique accueillera une nouvelle version à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. Cette production conçue à Québec, là même où le dramaturge a planté ses racines, suscite en effet beaucoup d'intérêt.

L'équipe collectionne les bonnes critiques depuis qu'elle a remis Vinci sur les rails, il y a un an. Même les privilégiés qui avaient vu la mouture initiale n'ont pas boudé leur plaisir. «Ils ont dit que c'était un spectacle différent, ce qui est normal. Je ne suis pas Robert Lepage. On n'a pas le même imaginaire», indique le metteur en scène Frédéric Dubois.

Ce fils de Jonquière, frère du comédien Patrice Dubois, raconte que la pièce a été reprise dans le but de souligner les 30 ans du Théâtre Le Périscope, une institution de Québec dont il assure la direction. Les deux ayant le même âge, à quelques mois près, l'idée de ce maillage s'est imposée d'elle-même.

Peu de documents

On l'a dit tantôt, le spectacle présenté ce soir est différent de celui qui a vu le jour en 1985. L'une des raisons tient aux documents d'origine, qui n'offrent qu'une vue partielle de ce que fut l'oeuvre. Un vidéo flou a survécu, tandis que le texte comporte des trous qui, souvent, correspondent à la part d'improvisation que s'accordait Robert Lepage.

«Ce sont des chercheurs de l'Université de Montréal qui ont retracé une partie du texte, mais parfois, nous avons dû imaginer une structure dramatique. La mise en scène a été remaniée, sauf pour l'une des vignettes originales, un numéro où le personnage principal manipule un galon à mesurer», raconte Frédéric Dubois.

Campé par Olivier Normand, l'homme en question effectue un voyage en Italie à la suite de deux épreuves: l'échec de son exposition de photographies et la mort d'un ami. Il devient fasciné par l'oeuvre de Léonard de Vinci, ce qui nourrit son questionnement à propos de ce qu'il est, de sa démarche artistique.

«C'est plein d'humanité, une histoire à la fois simple et riche. Comme la science a permis de découvrir plein de choses au sujet de Léonard de Vinci, au cours des 30 dernières années, nous avons profité des moments où Robert Lepage improvisait, ainsi que des moments de silence, pour introduire une partie de ces nouveaux éléments», rapporte le metteur en scène.

Il a aussi ajouté un comédien, Pierre-Philippe Guay, qui joue le rôle d'un guide aveugle. «Je trouve qu'il a un propos qui lui est propre, avance Frédéric Dubois. C'est lui qui voit le mieux les choses, alors que le photographe cherche la lumière.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer