Pierre Flynn au Côté-Cour

La patience des fans récompensée

Pierre Flynn était de passage au Café-Théâtre Côté-Cour,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Pierre Flynn était de passage au Café-Théâtre Côté-Cour, hier.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Les fans de Pierre Flynn ont peut-être dû attendre une dizaine d'années avant de le revoir monter sur les planches du Café-Théâtre Côté-Cour, mais leur patience a été grandement récompensée par une prestation d'une authenticité à réchauffer le coeur en ces temps gris.

Il y avait foule hier soir au Café-Théâtre Côté-Cour afin d'accueillir le grand retour de Pierre Flynn. Accompagné de musiciens avec qui la chimie était tout simplement parfaite, le chanteur a offert un menu riche de chansons concoctées avec amour et virtuosité.

C'est avec la pièce Comme un homme, tirée de son premier album de chansons originales depuis 14 ans, que Flynn a lancé le bal. Les premières notes aériennes ont progressivement laissé place à une douce tempête où les notes de basse de Mario Légaré se mêlaient au texte à la fois lyrique et coup-de-poing du chanteur.

La glace était ainsi cassée et aussitôt, il était clair et net que Flynn avait visé dans le mille afin de satisfaire son auditoire. D'ailleurs, les applaudissements qui ont ponctué la fin de cette première pièce n'ont jamais perdu en enthousiasme au fil des chansons qui ont suivi.

Pour ajouter à la magie du moment, il fallait le voir, l'ex-leader d'Octobre, en train de savourer avec toute l'humilité du monde les vagues d'amour que le public lui rendait. La soirée avait décidément des airs de joyeuses retrouvailles où la nostalgie laisse tout l'espace au moment présent: «Mine de rien, et si je ne m'abuse, ça doit bien faire un peu plus de dix ans que je n'avais pas remis les pieds dans cette auguste salle, de confier le chanteur aux spectateurs. Ça faisait trop longtemps.»

Parmi les pièces proposées par Flynn, les spectateurs ont donc pu savourer la poétique 24 secondes, l'émouvante Étoile, étoile, ainsi que l'exquise Le parc Lahaie. Cette dernière chanson a d'ailleurs eu droit à une mise en contexte très sympathique où le chanteur s'est amusé à expliquer sa façon de procéder afin d'écrire les paroles de ses chansons. Confiant qu'il était incapable d'écrire un seul mot de ses oeuvres à l'intérieur de sa maison, Flynn est donc condamné à errer dans des lieux publics afin de coucher sur le papier des ses cahiers Canada les paroles de ses chansons. Cette démarche le pousse donc à voyager dans sa ville et à parfois atterrir dans des lieux de création plus insolites les uns que les autres, dont notamment un Tim Hortons.

Outre les pièces de son nouvel album Sur la terre, Flynn s'est aussi permis un petit détour vers la musique country en proposant une relecture bien personnelle d'Alone and Forsaken de Hank Williams.

La fatidique heure de tombée étant ce qu'elle est, l'auteur de ces lignes a donc dû quitter à la fin de la première partie. Pierre Flynn interprétait alors Tout blanc, tout bleu, une berceuse chargée en émotions à propos de la mort. Or, bien qu'il fallait lutter contre les larmes qui tentaient de se faufiler à travers nos yeux, il était bien évident que cette soirée était avant tout un hommage à la vie, voire même à la renaissance d'un grand qui, on l'espère bien, ne fera pas languir son public pour un autre quatorze ans. Mais bon, ceux et celles qui préféreront jouer de prudence ne manqueront certainement pas la représentation supplémentaire qui aura lieu ce soir, toujours au Café-Théâtre Côté-Cour.

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