Pierre Flynn: la joie de jouer en groupe

Pierre Flynn présente un spectacle rare, vendredi et... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Pierre Flynn présente un spectacle rare, vendredi et samedi. Dans le cadre de sa nouvelle tournée, c'est la première fois depuis 12 ans qu'il explore son répertoire en compagnie d'un groupe de musiciens, plutôt qu'en solo.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Heureux de l'accueil réservé à Sur la Terre, ce bel enregistrement qui avait brisé un long, très long silence, Pierre Flynn rapplique avec son premier spectacle «full band» depuis 2003. Preuve que celui-ci était attendu, le rendez-vous de vendredi, au Côté-Cour de Jonquière, a vite affiché complet. C'est pour cette raison qu'il y aura récidive le lendemain.

Le fait de travailler avec trois camarades, le batteur José Major, le guitariste André Papanicolaou et son vieux complice du temps d'Octobre, le bassiste Mario Légaré, ouvre tant de possibilités que l'artiste s'exprime à la manière d'un enfant qui déballerait des cadeaux à répétition. Il a été surpris en maintes occasions.

«C'est vraiment un show de band auquel la résidence effectuée au printemps, à Tadoussac (dans le cadre du Festival de la chanson), a donné le coup d'envoi. On a un petit combo très efficace. Les gars ont amené plein d'idées», a raconté Pierre Flynn hier, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Un jour, par exemple, José Major a troqué la batterie pour la guitare, tissant une trame pour le plaisir, sur l'air d'En cavale. Elle fait désormais partie du spectacle. Une autre fois, le trio s'est mis à jouer tout seul. Il a fait Sur la route et cette version a tellement plu au chanteur qu'il l'a intégrée au programme, ce qui n'était pas prévu à l'origine.

«On présente aussi une interprétation différente de Possession, dans laquelle tout le monde chante a cappella en claquant des doigts. C'est devenu une pièce de type "chain gang"», rapporte Pierre Flynn en référant au chants entonnés par les prisonniers américains condamnés aux travaux forcés.

Un voyage

Le coeur du spectacle, c'est évidemment Sur la Terre, dont plusieurs titres seront proposés par le quatuor. Maillés à des compositions plus anciennes, ils emmèneront le public en voyage, laisse entrevoir l'auteur du Dernier homme. «Il y a plein de courbes au plan émotionnel. Ça monte, ça descend, ça remonte et l'ensemble finit par raconter une histoire», décrit-il.

Ainsi se dessine une chronique de vie à travers laquelle des pièces nées il y a 20 ou 25 ans acquièrent une nouvelle dimension aux côtés des nouvelles chansons. Prenant à témoin L'ennemi, Pierre Flynn croit que la version actuelle en fait ressortir l'émotion et le groove.

Un passé encore plus lointain se montre le bout du nez puisque le responsable de la mise en scène, Michel Faubert, l'a convaincu de revenir sur les terres d'Octobre. «Je fais Le chant du guerrier, qui n'est pas le titre le plus connu. C'est mon seul solo et ça me rappelle le temps où on expérimentait en groupe», fait observer l'invité du Côté-Cour.

Une autre expérience, plus récente celle-là, a ajouté une couleur inédite au spectacle. Ayant participé fréquemment à l'Open Country, ces rendez-vous organisés au Vert Bouteille, un bar de Montréal, Pierre Flynn a eu le goût d'intégrer un classique de Hank Williams, Alone and Forsaken, dont il apprécie les accents mélancoliques.

Lui-même est tout, sauf triste, cependant, en pensant à la tournée naissante. D'ici à l'automne 2016, 35 escales figurent à son agenda et d'autres seront ajoutées prochainement. «Je suis privilégié parce qu'il y a tellement de bons artistes. Je me demandais s'il y aurait encore de l'intérêt pour le vieux fatigant à Pierre Flynn», lance-t-il d'un ton enjoué.

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