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Le Conseil régional de la culture fera peau neuve

Selon le président du CRC, Laval Gagnon, la... (Archives Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Selon le président du CRC, Laval Gagnon, la culture doit être intégrée à la vision du développement régional.

Archives Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le Conseil régional de la culture (CRC) ne se contentera pas de changer de nom et de logo, mercredi, à l'occasion d'une activité tenue au centre d'artistes Langage Plus d'Alma. Plus que jamais, il défendra la place de la culture au Saguenay-Lac-Saint-Jean, quitte à se montrer plus affirmatif.

Les raisons de s'inquiéter ne cessent de s'accumuler, en effet. L'argent se raréfie, comme l'illustre la coupe de 15% imposée au CRC par le gouvernement du Québec, ainsi que le doute qui persiste quant au sort de l'entente spécifique négociée à la fin de 2013.

Elle devait se traduire par une injection de fonds à hauteur de 560 000 $, une enveloppe étalée sur quelques années et à laquelle différentes instances devaient contribuer. «Ensuite, il y a eu des élections. Le gouvernement a changé et l'un des partenaires, la Conférence régionale des élus (CRÉ), n'existe plus», raconte le président du CRC, Laval Gagnon.

De peine et de misère, des volets de l'entente ont été réactivés. On est rendu à 230 000 $, mais il reste de larges pans dont l'avenir demeure flou. Or, les questions d'argent ne sont pas les seules à poser problème. La place de la culture fut marginale lors du sommet organisé par l'administration Couillard. Comme si elle était étrangère aux réalités économiques.

«La culture a aussi été évacuée des comités de suivi, ce qui revient à dire que le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne représente qu'une région-ressource, déplore Laval Gagnon. Il faut qu'elle soit intégrée à notre vision du développement régional et si la Table des préfets (l'instance qui s'est substituée à la CRÉ) ne le fait pas, nous devrons intervenir.»

Désengagement

Une autre tendance agace le CRC: le désengagement du ministère de la Culture et des Communications. Non seulement a-t-il regroupé des directions régionales, celles du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, par exemple, mais l'autonomie des administrateurs locaux s'est ratatinée comme peau de chagrin. «Le pouvoir effectif a été érodé», estime Laval Gagnon.

Revenant sur les coupes opérées par le gouvernement provincial, il laisse entendre qu'elles ont accentué le climat de méfiance au sein du milieu culturel. Ainsi examine-t-on avec scepticisme les propositions relatives aux regroupements d'effectifs au sein des organisations, y compris celles dont les missions sont similaires.

L'idée de réduire les frais tout en créant des postes viables, que ce soit aux communications, au secrétariat ou à l'administration, pourrait se révéler attrayante dans un contexte normal. Aujourd'hui, toutefois, on s'en méfie comme de la peste.

«Pour que ça arrive, il faudrait que les organisations sentent que les économies réalisées ne se traduiront pas par une réduction de leurs moyens. Elles devront avoir confiance et à cet égard, il est clair que les coupes ont fait mal», analyse Laval Gagnon.

Les quatre priorités du CRC

Quatre priorités ont été identifiées par le Conseil régional de la culture (CRC), à la suite de la planification stratégique engagée il y a un an. Elles vont de pair avec le rafraîchissement de son image, celle du logo et de son nom, autant que celle de son site web.

Le premier volet du plan d'action se rapporte à la place de la culture sur l'échiquier régional. «Il importe de l'insérer au coeur du développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean, y compris au plan économique», fait observer le président Laval Gagnon.

Dans le même esprit, le CRC entend participer plus directement au développement de la culture, que ce soit en encourageant le mécénat ou en insistant sur les atouts dont jouit la région, notamment en matière de tourisme. Si tant de gens se rendent à Val-Jalbert, par exemple, c'est pour voir un lieu dont le patrimoine bâti a été largement préservé.

«Si tous les partenaires s'entendent sur la même vision, il y a des pistes intéressantes à explorer. On pourrait prendre ce que certains considèrent comme un handicap, le fait que la population soit très majoritairement francophone, et en faire un atout», suggère le président du CRC.

Les ressources humaines constituent une autre priorité. L'organisme maintiendra les efforts consentis en matière de formation, ce dont profitent les artistes, les techniciens et les gestionnaires de tous ordres. Il s'investira également dans la médiation culturelle, histoire de maximiser la fréquentation des lieux et des événements.

Enfin, le CRC sent le besoin de mieux incarner sa mission, laquelle consiste à favoriser la concertation du milieu culturel, ainsi qu'à le représenter. C'est dans cette perspective qu'il a planché sur son image, en même temps que sur la notion de leadership.

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