Grosse année pour quatre gars de La Baie

Établis à La Baie, les membres du Crocodile... (Photo courtoisie)

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Établis à La Baie, les membres du Crocodile Country Rock ont vécu une grosse année, marquée par la tenue d'une cinquantaine de spectacles au Québec et au Nouveau-Brunswick.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Quatre gars de La Baie vivent une expérience on ne peut plus gratifiante. Fans du groupe Creedence Clearwater Revival, ils ont uni leurs forces pour faire honneur à son répertoire, il y a deux ans, et ont vu la demande gonfler au point de justifier la tenue d'une cinquantaine de spectacles cette année.

Leur formation, qui a pour nom Crocodile Country Rock, a joué dans plusieurs régions du Québec, en plus d'effectuer deux séjours au Nouveau-Brunswick dans les derniers mois. Elle est si populaire que des agences de Montréal et Québec sont intéressées à la prendre sous leur aile. «Sky is the limit», comme disent les Français.

«On vient de faire une grosse année et c'est rendu qu'on nous appelle pour aller dans les festivals. Ça montre que les gens entendent parler de nous et qu'il y a moyen d'aller plus loin encore. Nous voulons nous produire en Ontario et ailleurs au Canada», a fait observer le guitariste Yves Cormier récemment, au cours d'une entrevue accordée au journal.

Le groupe auquel appartiennent également Fred Tremblay (guitare et voix), Pierre Bouchard (batterie) et Sylvain Tremblay (basse) prouve qu'il est possible de travailler dans la joie, tout en étant performant. Dès ses premières répétitions, par exemple, sept ou huit classiques de CCR ont pris forme parce que chacun les avait interprétés avec d'autres musiciens.

Le plaisir, ce fut aussi de plonger à deux pieds dans les compositions du grand John Fogerty, l'âme de Creedence Clearwater Revival, et de découvrir qu'elles ont beaucoup plus à offrir que des mélodies faciles à retenir. «Ce n'est pas juste du rock ou de la pop. Il y a du blues, du country et du R'n'B», rappelle ainsi Yves Cormier.

L'un des monuments de CCR est Ramble Tamble, une chanson relativement longue, une courtepointe avec des bouts psychédéliques et d'autres qui font penser à du Elvis. Elle a été faite plusieurs fois cette année, puisque Crocodile Country Rock a souvent conclu ses spectacles en offrant l'intégrale de l'album Cosmo's Factory.

«Le rythme change fréquemment. Il y a des accélérations et plusieurs moments où tout le monde doit être absolument synchro», décrit Yves Cormier. Il ajoute que l'approche des Baieriverains consiste à coller à la facture des enregistrements originaux, ce qui n'empêche pas d'ajouter un supplément d'âme, une fois sur scène.

C'est une formule qui plaît au public, lequel ne comprend pas que des Boomers. Il aime retrouver des airs familiers interprétés avec coeur, comme l'ont illustré ses nombreuses salles combles, la plus récente étant celle du début d'octobre à la microbrasserie almatoise Le Lion d'Or.

«Nous avons aussi attiré de 1200 à 1500 personnes à l'Agora de La Baie, l'une des plus grosses foules de la saison à cet endroit. Il y avait du monde partout. Ça a été une soirée folle», rapporte Yves Cormier, qui pourra savourer plein de beaux souvenirs comme celui-ci pendant l'hiver, entre deux répétitions avec ses camarades.

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