Bang! Bang! recrée la magie des années 20

Près de 200 personnes ont assisté, hier soir,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Près de 200 personnes ont assisté, hier soir, à la première des deux représentations proposées par les Productions Euphorie, une compagnie du Saguenay.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Ceux qui ne veulent pas attendre cinq ans pour assister au retour des années 20 ont de la chance. Ils n'ont qu'àse diriger à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi pour voir Bang! Bang! , un spectacle qui s'est donné pour mission de recréer l'atmosphère des Années folles en mobilisant la musique et la danse, ainsi que les arts du cirque.

Près de 200 personnes ont assisté, hier soir, à la première des deux représentations proposées par les Productions Euphorie, une compagnie du Saguenay. Elle s'est associée à Cirquantique afin de remettre sur les rails la revue créée par cette troupe de Montréal, il y a deux ans. Le contenu a été remanié dans le but de faciliter l'organisation de tournées.

Il s'agissait donc d'une première et en ajoutant les 500 personnes attendues aujourd'hui (le spectacle aura lieu à 20h30), les promoteurs seront près de leur cible en ce qui touche la fréquentation. Ils ont également constaté que sur scène, leur bébé affiche de belles couleurs.

Fait à noter, avant même le début officiel de la revue, la musique diffusée par les DJ du Speakeasy Electro Swing a amené les gens ailleurs avec ses résonnances savoureusement rétro. Plusieurs faisaient aussi escale au Photobooth pour se faire tirer le portrait en noir et blanc.

Soucieuses de coller au look des années 20, des femmes prenaient le temps d'examiner les accessoires et les pièces de vêtements empilés sur la table voisine du studio portatif. C'est ainsi qu'en l'espace de quelques minutes, une Catherine et une Marie-Anick se muaient en Zelda.

Une image poétique

Le spectacle proprement dit se déroule à l'intérieur d'une maison close, le Bordello. Des femmes court vêtues, accompagnées d'un ou deux hommes, y sont apparues pendant qu'à l'extrême gauche, la formation Old Time Honey interprétait un air enjoué, bien que légèrement rugueux, un air qui n'aurait pas déparé dans le Berlin de Brecht et Dietrich.

Les musiciens sont solides et les arrangements soignés, en même temps qu'originaux, ce dont témoignaient les notes aériennes tirées d'une scie musicale. Tout au long de la soirée, la bonne impression générée par ce premier numéro a été confirmée. Le groupe constitue l'un des points forts de Bang! Bang! .

L'autre centre d'attraction, ce sont évidemment les arts du cirque. Ils se manifestent d'abord par le biais du «pole dance», mais dans une version plus acrobatique qu'érotique. Un homme et une femme évoluaient en parallèle, de chaque côté de la scène. Les premiers frissons sont venus lorsque le duo s'est placé à l'horizontale, les mains agrippées au mât.

Un jongleur a suivi, très habile avec les quilles, mais aussi capable de se tenir sur une main, le corps bien droit, à quelques pouces du plancher. Sa partenaire a pris le relais en exécutant de jolies figures au trapèze pendant que le tromboniste émettait des notes suggestives.

C'était bien parti, sauf que l'entracte est arrivé comme un cheveu sur la soupe, dans la foulée d'une chorégraphie rehaussée par le maniement de torches enflammées. La salle est tombée dans le noir, mais les gens n'applaudissaient pas, comme s'ils étaient dans l'attente d'une nouvelle performance.

Cette réaction ne trahissait pas un manque d'enthousiasme, cependant, ainsi que l'a démontré la deuxième partie de Bang! Bang! . Le public a ri en voyant un homme ivre s'infliger mille sévices en s'essayant à la boxe. Il avait aussi applaudi les trois femmes qui, mettant leur souplesse à contribution, ont tracé des figures complexes avec leur corps.

Le numéro le plus magique, du moins jusqu'au moment où l'auteur de ces lignes a dû quitter la salle pour respecter l'heure de tombée, fut celui de la roue Cyr. Inséré à l'intérieur, l'acrobate l'a fait tourner si vite qu'on avait l'impression qu'il flottait entre ciel et terre.

L'image était belle, en même temps qu'un brin poétique, et les gens ont affiché leur satisfaction en accompagnant leurs applaudissements de cris et de sifflets. On n'était plus vraiment au bordel, mais nul ne songeait à s'en plaindre.

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