Patrick Doyon ajoute une corde à son arc

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L'illustrateur Patrick Doyon a eu une révélation concernant le médium des jeux vidéo durant sa collaboration avec l'Office national du film.

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L'illustrateur et animateur de dessins animés originaire du Lac-Saint-Jean, Patrick Doyon, vient d'ajouter une corde à son arc en signant la conception artistique du jeu sur appareils mobiles J'aime les patates, en collaboration avec l'Office national du film (ONF).

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Les premières esquisses de Patrick Doyon pour le personnage principal, qui tente de trouver des solutions à la surconsommation dans son monde de patates.

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Quand le projet de la réalisatrice en résidence Vali Fugulin s'est transformé en jeu vidéo, elle a décidé de faire appel au talent de celui dont le film Dimanche, produit par l'ONF, a été nominé aux Oscars en 2012, en plus de remporter le Jutra du meilleur court-métrage d'animation.

«C'est un médium qu'il ne faut pas sous-estimer, croit Patrick Doyon. Il y a de belles choses qui se font et le potentiel de visibilité est énorme, bien plus qu'un film qui se promène dans des festivals pointus. La consommation des jeux est différente: tu peux les acheter de ton salon.»

J'aime les patates est destiné aux enfants de 9 à 12 ans, mais aussi à leurs parents et grands-parents. Dans ce monde imaginaire, les pommes de terre ont en quelque sorte remplacé l'argent, mais les habitants surconsomment tout autant, au point de rendre malade le monstre qui les fournit en gadgets. Vali Fugulin s'est inspiré d'initiatives sociales existantes, comme l'organisme montréalais Renaissance qui récupère des vêtements, pour inciter les personnages à oser un développement différent. Les Québécois aimeront les expressions adaptées à leur langue comme «mauzusse» et «cossin».

Même s'il a conçu les personnages, leur façon de bouger et l'univers du jeu à partir des descriptions de la réalisatrice, Patrick Doyon avait quasiment carte blanche. «Le côté innovateur m'a beaucoup inspiré. Dans mes premières esquisses, le chapeau du personnage principal se transformait en plusieurs accessoires. L'univers est aussi propice à l'imagination. On s'entend qu'un monde de patates, ça n'existe pas!»

Pour cet ancien «gamer» père de deux enfants, qui a abandonné ce loisir faute de temps, c'est une sorte de retour aux sources. «C'est un peu ce qui m'avait poussé vers l'illustration au départ, ça donne le goût de continuer. Mes premiers pas dans le domaine ont été une révélation.»

On retrouve le style graphique de Patrick Doyon dans J'aime les patates, qu'on connaît bien dans la région pour ses dessins qui ornent les bouteilles de bière de la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean. «Le jeu est assez proche de mon univers personnel. Il y a une certaine naïveté qui va bien avec moi puisque je devais garder les formes simples, pas trop réalistes pour la traduction en langage 3D», explique celui qui est toujours Jeannois dans son coeur, même s'il habite maintenant à Montréal.

Le diplômé en design graphique avoue son inquiétude quand il a dû laisser ses dessins en deux dimensions aux spécialistes du studio de développement. «Finalement, ce sont eux qui ont le plus travaillé!»

Patrick Doyon planche en ce moment sur la préproduction de son prochain court-métrage et la suite de son livre Le voleur de sandwichs, finaliste au prix TD de la littérature pour l'enfance et la jeunesse, ainsi qu'au prix du Gouverneur général dans la catégorie livres illustrés.

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