Villages en couleurs

Une 25e fête de l'art

Louizel Coulombe aime l'aquarelle, de même que le... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Louizel Coulombe aime l'aquarelle, de même que le symposium Villages en couleurs, ce dont témoigne cette photographie montrant l'artiste de Sainte-Jeanne-d'Arc avec l'une de ses oeuvres, Splendeur automnale, dans le fabuleux décor du mont Édouard.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

De la pluie? Quelle pluie? Quand le temps est gris comme c'était le cas hier, l'art constitue le meilleur des parapluies, ainsi que l'ont constaté ceux qui se sont rendus au Centre récréotouristique du Mont-Édouard, l'un des deux sites du symposium provincial des Villages en couleurs.

C'est à cet endroit, à proximité du point le plus élevé de L'Anse-Saint-Jean, qu'ont été regroupés les artistes ayant déjà assumé la présidence d'honneur de cet événement. Histoire de célébrer son premier quart de siècle, ils ont été invités par la présidente du conseil d'administration, Pâquerette Gagnon, laquelle se retirera lundi, au terme de la présente édition.

Elle s'est faite discrète à ce sujet, mais la nouvelle avait commencé à s'ébruiter dans les stands lors du passage des représentants du Quotidien. Croisée quelques minutes plus tard, celle qui est associée au symposium depuis la première édition, fondée par Rosaire Gagné et Yolande Boudreault, n'a pas entretenu le mystère bien longtemps.

«Il s'agit de ma dernière année. Ça me fait un petit quelque chose, mais j'ai beaucoup travaillé. Je crois avoir fait ma part, a confié Pâquerette Gagnon. Il y a des gens capables d'assurer la relève et je leur ai laissé plus de marge de manoeuvre afin qu'ils s'habituent à fonctionner sans moi.»

Fière du succès de l'événement, qui attire 10 000 personnes chaque année, elle rappelle que l'un des objectifs consistait à mousser la création dans le Bas-Saguenay. «Plusieurs de nos peintres ont été inspirés par ce qu'ils voyaient ici. J'ai toujours sélectionné les meilleurs artistes», a relaté la présidente.

Le «prime time» des couleurs

L'un des vétérans du symposium, Louis Tremblay, témoigne de l'esprit qui anime Villages en couleurs. À l'aube de sa 18e participation, le grand bonhomme s'est autorisé quelques sorties à L'Anse-Saint-Jean afin de préparer de nouvelles toiles. L'une d'elles, montrant le paysage qui se déploie autour de l'église, était illuminée par les feux de l'automne.

«À chaque fois, j'arrive avec un maximum de trois tableaux déjà complétés. Je préfère montrer aux gens des oeuvres réalisées sur place, des oeuvres où je ramène les choses à l'essentiel. Après tout, ils viennent pour nous voir travailler», a-t-il commenté.

Ce fils de Baie-Saint-Paul est un amant du fjord et il se souvient des éditions frisquettes du symposium, des jours où il a neigé sur le Bas-Saguenay. Cette fois, hormis la pluie, le contexte est idéal. «On est dans le «prime time» des couleurs», a résumé Louis Tremblay en souriant.

Sa voisine de stand, Pauline Boudreau, ne court plus les symposiums. Absente depuis sept ans, la Sherbrookoise a fait exception pour Villages en couleurs en tant qu'ancienne présidente d'honneur, un choix qu'elle ne regrette pas. Revoir ses collègues, notamment ceux de la région, l'a aidée à vaincre ses appréhensions qui tiennent à des motifs esthétiques.

«Mes toiles ne sont pas colorées et peu d'artistes font des paysages de facture aussi classique que les miens, a-t-elle expliqué. Comme je ne veux pas changer, ce qui équivaudrait à mettre les bottines d'un autre, je suis devenue moins visible.»

Peindre dehors constitue l'un de ses plaisirs, surtout dans le Bas-Saguenay. «Je sors tout le temps. Je poursuis la tradition parce qu'il se passe toujours des choses quand on est en contact avec la nature», a énoncé Pauline Boudreau, qui planchait sur un tableau représentant un paysage de L'Anse-Saint-Jean visité le matin même.

Une autre présidente d'honneur, Louizel Coulombe, amorçait sa 17e présence au symposium en produisant une série d'aquarelles peintes sur du papier, plutôt que sur une toile. «L'eau pénètre plus facilement, ce qui donne des effets différents», a-t-elle précisé.

Les visiteurs, qui arrivaient en plus grand nombre, représentent l'une des raisons qui expliquent sa fidélité à l'égard de Villages en couleurs. «Ce sont des personnes qui apprécient l'art», a fait valoir l'artiste originaire de Sainte-Jeanne-d'Arc.

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