Le plaisir de créer des livres d'artistes

Louis-Pierre Bougie examine l'un de ses premiers livres... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Louis-Pierre Bougie examine l'un de ses premiers livres d'artistes, Le prince sans rire. Cet ouvrage créé de concert avec Michaël La Chance, professeur à l'UQAC, a été produit en 1983.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Tant à La Corniche qu'à L'Oeuvre de l'Autre, des livres d'artistes créés par Louis-Pierre Bougie témoignent de la place qu'occupe ce créneau à l'intérieur de son oeuvre. «J'en ai fait 11», a-t-il précisé mercredi, avant d'ouvrir Terminus Nord où 12 gravures tiennent compagnie aux poèmes de Geneviève Letarte.

Les images sont relativement petites et montrent des visages, ceux de gens qui attendent dans une gare. Laissant filtrer un reste de mélancolie, elles épousent la même forme que l'espace réservé au texte sur la page d'à côté, si bien qu'une fois l'ouvrage refermé, les deux sont superposés.

«Je parle beaucoup avec l'auteur afin de préparer chaque projet. À cet égard, c'est le livre que j'ai fait avec Michel van Schendel, Le jardinier, qui m'a fait vivre la situation idéale. J'allais souvent chez lui pour travailler. Ça a été notre dernière collaboration, puisqu'il est décédé peu après», rapporte Louis-Pierre Bougie.

Pour revenir à Terminus Nord, sorti en 1990, l'exemplaire qu'on peut consulter à La Corniche a du vécu. Les feuilles sont impeccables, mais le boîtier a subi quelques outrages que l'artiste assume avec humour. «Les chats l'ont grafigné. Si quelqu'un en veut, j'en ai plusieurs à la maison», mentionne-t-il, sourire en coin.

À L'Oeuvre de l'Autre, on peut examiner l'un des premiers livres auxquels Louis-Pierre Bougie a prêté son concours, Le prince sans rire, de Michaël La Chance. Il renferme 12 eaux-fortes dont la facture ne le satisfait pas entièrement. «Il y a toutes les techniques de gravure dans ces images. C'est mon apprentissage», laisse échapper l'artiste.

Le projet avait été initié par Michaël La Chance, qui a confié à Gaston Miron le soin d'écrire un après-dire. Réalisé en 1983, ce livre a été suivi par trois autres portant la signature du professeur de l'UQAC. C'est aussi lui qui a fait le lien avec l'auteur Michel Butor. Son maillage avec Louis-Pierre Bougie a mené à la création d'Entre deux eaux, en 1992.

«La production d'un livre d'artiste représente un travail intense parce que t'es associé à beaucoup de monde. En plus de l'auteur, il y a le typographe, l'imprimeur», décrit Louis-Pierre Bougie. Son tout dernier projet, sur lequel il a planché cette année, a pour titre Messages d'outre-nerfs. Il s'agit, une fois de plus, d'un ouvrage signé Michaël La Chance.

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