La Rubrique: le volet scolaire en arrache

Certains spectacles ne génèrent qu'une représentation scolaire, mais... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Certains spectacles ne génèrent qu'une représentation scolaire, mais il arrive qu'on se rende à cinq ou six.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Les moyens de pression mis en oeuvre par les enseignants du secteur public n'épargnent pas le Théâtre La Rubrique. À moins d'un revirement spectaculaire, toutes les représentations scolaires qui devaient être données au cours de la saison 2015-2016 seront annulées.

«C'est bien triste. On appuie les professeurs, mais ça fait mal», affirme la directrice générale Lyne L'Italien. Les groupes qui avaient réservé des places dans les derniers mois se désistent systématiquement, en effet. La conséquence est que seules les séances destinées au grand public auront lieu.

Pour mesurer l'impact du retrait des enseignants, il faut savoir que quatre pièces s'adresseront aux jeunes d'ici au printemps. À chaque occasion, la tradition veut qu'on accueille le grand public le samedi, tandis que dans les journées précédentes, les groupes d'écoliers ont préséance.

Certains spectacles ne génèrent qu'une représentation scolaire, mais il arrive qu'on se rende à cinq ou six. La situation actuelle est d'autant plus pernicieuse que La Rubrique devra payer les producteurs pour deux activités: celle du grand public et une pour les écoles, que cette dernière ait lieu ou non.

«Ça pourrait avoir une incidence sur notre budget. Par contre, Benoit Lagrandeur (le directeur artistique de La Rubrique) avait prévenu les coups en limitant à quatre le nombre de pièces s'adressant aux jeunes. Il y a des années où ça peut monter à huit», mentionne Lyne L'Italien.

Elle ajoute que la dernière fois que des moyens de pression ont causé de genre de perturbation, en 2005, le Conseil des arts et des lettres du Québec avait versé une compensation aux producteurs de spectacles. Les diffuseurs comme La Rubrique avaient également reçu un montant, mais rien de significatif.

«Notre unique espoir repose sur les représentations du samedi, indique Lyne L'Italien. Nous espérons que les parents seront plus nombreux à y emmener leurs enfants.» Le premier rendez-vous, prévu pour le 28 novembre, permettra de découvrir une création du Théâtre Ébouriffé, Un château sur le dos. Elle s'adresse aux enfants âgés de sept à 11 ans.

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