Succès de foule pour La Rubrique

La pièce Saint-André-de-l'Épouvante a attiré 1500 personnes à... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La pièce Saint-André-de-l'Épouvante a attiré 1500 personnes à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, ce qui constitue le plus grand succès de foule dans l'histoire récente du Théâtre La Rubrique.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Tout ce que touche Samuel Archibald se transforme en or. Lui qui a vu son recueil de nouvelles, Arvida, accéder à la finale du prestigieux Giller Prize lundi, peut se vanter d'avoir écrit l'une des pièces les plus populaires de l'histoire récente du Théâtre La Rubrique: Saint-André-de-l'Épouvante.

La série de 15 représentations complétée dimanche, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, a attiré 1500 personnes, révèle la directrice générale de la compagnie, Lyne L'Italien. «Puisque la capacité d'accueil était limitée à 156 places en vertu de la formule cabaret, c'est très bon», a-t-elle mentionné hier, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Ce nombre est supérieur aux 1100 entrées qui avaient été enregistrées l'année dernière, alors que La Rubrique avait proposé la comédie Peroxyde. Il faut cependant préciser que 12 représentations figuraient au programme. Les trois qui ont été ajoutées cette fois-ci étaient celles du dimanche après-midi, qui ont donné lieu à un phénomène intéressant.

«C'était la première fois que nous jouions cette journée-là. Ça a été plus difficile en partant, mais nous avons effectué de la promotion auprès des personnes de 60 ans et plus, une initiative qui a connu du succès», fait remarquer Lyne L'Italien.

De nouvelles personnes sont apparues dans la salle, mais pas juste le dimanche. Tout au long des représentations, des gens qui ne faisaient pas partie de la clientèle régulière de La Rubrique se sont pointés sur le mont Jacob, ainsi que plusieurs l'ont affirmé lors des rencontres organisées avec les comédiens.

«Peut-être qu'une partie de cette réaction tenait à la participation de Samuel Archibald. Il y avait aussi des vedettes au sein de la distribution, analyse Lyne L'Italien. En même temps, je crois que l'invitation lancée aux bénévoles du Festival international des arts de la marionnette, le premier soir, a aidé. Il y a probablement eu du bouche-à-oreilles.»

Effet d'entraînement

La décision d'ouvrir la saison avec une création, un changement introduit l'année passée, a été validée une nouvelle fois par le succès de Saint-André-de-l'Épouvante. Tout laisse croire que les amateurs de théâtre préfèrent sortir à l'automne plutôt qu'au coeur de l'hiver, comme ils devaient le faire précédemment.

L'unique inconvénient touche l'activité de financement de La Rubrique. La tenue de Peroxyde avait entraîné son annulation en 2014. On avait manqué de temps pour organiser quelque chose. Cette année, par contre, la compagnie a opté pour le 25 novembre, moment où les représentants de cinq entreprises de la région participeront à une activité de théâtre-jeu.

La nature des pièces aurait également contribué à la hausse de la fréquentation. Une comédie, puis un suspense, attirent davantage que des productions traitant du droit à la différence, des aidants naturels ou au suicide assisté, les thèmes explorés précédemment. «Ça ne jouera pas sur le choix des prochaines pièces», assure toutefois Lyne L'Italien.

En attendant, La Rubrique profite de l'effet d'entraînement généré par Saint-André-de-l'Épouvante. Le reste de sa programmation, qui comprend des oeuvres créées par d'autres troupes, suscite en effet un surcroît d'intérêt. Certains rendez-vous seront très fréquentés, à commencer par Tu te souviendras de moi.

Cette pièce du Théâtre de la Manufacture met en vedette Guy Nadon dans le rôle d'un professeur d'histoire dont la mémoire commence à faire défaut. Elle sera à l'affiche le 13 février et la vente des billets progresse à un point tel que les 388 places risquent de trouver preneurs. Molly Bloom, le solo d'Anne-Marie Cadieux (2 avril), serait également prisé.

«On avait remarqué un phénomène de ce genre l'an passé, après Peroxyde. Cette fois, je dirais qu'il est plus prononcé», raconte Lyne L'Italien. Seul le spectacle Cock échappera à la règle, pour la simple et bonne raison que la tournée a été annulée. Faute d'avoir pu le joindre, la troupe n'a pu s'entendre avec l'auteur à propos des droits.

Pour revenir à Saint-André-de-l'Épouvante, sa carrière régionale s'est poursuivie hier soir, alors que 500 personnes ont assisté à la représentation donnée à la Salle Michel-Côté d'Alma. Les comédiens remettront ça aujourd'hui à 20h, à l'Auditorium Fernand-Bilodeau de Roberval, puis demain, à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.

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