Tournage automnal à Grande-Baie

Richard Robitaille et Rose-Coralie Audet incarnent un père... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Richard Robitaille et Rose-Coralie Audet incarnent un père et sa fille dans le court métrage Ne chasse pas mes rêves. Ils ne s'entendent pas sur le déroulement de la fin de semaine qui vient, lui souhaitant traquer l'orignal, alors que l'enfant compte participer à un concours de chant.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Un chemin de chalet comme il y en a des centaines dans la région. Les arbres ont commencé à jaunir et ça sent l'automne, même si peu de feuilles sont tombées. Indifférent au charme du lieu, un homme est penché sur une carte étendue sur le capot de son VUS. Une fillette de 12 ans, debout derrière lui, l'interpelle.

«On est perdus, papa. Bravo. On est perdus en pleine forêt avec les loups et les castors», qu'elle lui dit. Le type donne un coup de poing sur la carte et quelqu'un crie: «Coupez!» Une nouvelle prise du court métrage Ne chasse pas mes rêves vient d'être mise en boîte.

Étalé sur quatre jours, le gros du tournage est effectué dans le secteur Grande-Baie, à proximité du lac Bergeron. L'histoire écrite et réalisée par Stéphanie Gagné, partenaire de Paul Champoux au sein des Productions Jim et Jane, est portée par une équipe de 15 personnes dont fait partie l'assistant-réalisateur Yohann Gasse.

C'est le concours Cours écrire ton court qui a mis ce projet sur les rails. Le texte de la Saguenéenne a été remanié sous la supervision de Louis Saia, perdant un peu de son caractère dramatique avec l'ajout de touches d'humour. Un autre appui, celui de la Bande Sonimage, a rendu possible le tournage du film qui, en principe, doit durer une quinzaine de minutes.

«On fait peur»

Pendant que Richard Robitaille et la Brunoise Rose-Coralie Audet jouaient leur scène, les deux autres comédiens, Claude Robinson et Jean-Pierre Bergeron, tuaient le temps à l'intérieur du joli chalet prêté par Jérôme Tremblay. «Claude aime la région et veut travailler en cinéma. Jean-Pierre, lui, fait un bon méchant», a souligné Paul Champoux en cours de route.

Ils incarnent des bûcherons que croisent le père et sa fille, des hommes à qui on ne donnerait pas les clés d'une voiture usagée, même une Trabant. «Comédien, c'est une chose que j'adore faire. En plus, c'est un bonheur de travailler avec une équipe aussi brillante, généreuse et dynamique. Ce sont de vrais professionnels», affirme Claude Robinson.

À propos du duo qu'il formait hier, l'unique journée où son talent était sollicité, l'interprète a reconnu qu'il n'était guère sympathique. «On fait peur, peut-être, et ça crée une tension. En même temps, il y a de l'humour», a-t-il énoncé. «La peur vient de l'addition des deux», a complété son partenaire dans l'auto qui amenait les comédiens sur le plateau.

Ils sont arrivés entre deux prises, pendant une période de flottement. Le moment était bien choisi pour apprivoiser l'accessoire qui venait d'apparaître, une longue et rutilante Ford Ranchero 1979. «Est-ce que je peux l'essayer?», a demandé Jean-Pierre Bergeron. Le Fulgençois Gilles Dufour, propriétaire de l'objet, a gentiment acquiescé.

La chasse ou le chant?

Le tournage a commencé jeudi, au chalet. L'équipe sera de retour dans le secteur aujourd'hui, tandis que demain, elle bouclera les dernières scènes dans une résidence d'Arvida, là où vivent le père et sa fille. C'est à cet endroit qu'ils réalisent que leurs projets pour la fin de semaine semblent difficilement conciliables.

«Il a la garde de Juliette et veut l'amener à la chasse à l'orignal, sans se douter que sa fille souhaite participer à un concours de chant. Comme le père est divorcé, il y a peut-être eu un problème de communication avec son ex», laisse entendre Paul Champoux.

L'interprète de Juliette se tenait au chaud dans une voiture lorsque le représentant du Quotidien l'a rencontrée. Elle qui est connue en tant que chanteuse, à l'instar de son personnage, était sereine. «Il s'agit d'une belle expérience, a-t-elle confié. Comme il y a de grands comédiens, j'avais peur de ne pas être à la hauteur, mais jusqu'à présent, ça va bien.»

La personne la plus sollicitée était évidemment Stéphanie Gagné, qui réalise son premier film. «Je ressens une grande fierté en voyant ce projet avancer. Je suis touchée, aussi, par l'engagement de l'équipe. J'apprends énormément», a relevé la réalisatrice qui entend présenter Ne chasse pas mes rêves en 2016, au festival Regard sur le court métrage au Saguenay.

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