Se connaître par la forme de ses mots

Claudia Torres, dont l'image apparaît sur un écran,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Claudia Torres, dont l'image apparaît sur un écran, tient compagnie à ses consoeurs Élaine Juteau, Anne-Marie Ouellet et Andrée-Anne Giguère sur cette photographie captée hier, au Petit théâtre de l'UQAC. Elles mettaient la dernière main à la pièce Cartographies de l'attente.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Regardez la photo qui accompagne ce texte et vous aurez une idée de ce que représente Cartographies de l'attente, une pièce créée par la chaire de recherche Dramaturgie sonore au théâtre, basée à l'UQAC. Vous voyez quatre comédiennes, dont une qui se trouvait à Bogota, en Colombie, quand l'image a été captée. Elle était présente par le truchement d'un écran.

Cet ancrage technologique sera très visible au cours des représentations données aujourd'hui à 13h30 et 17h30, ainsi que demain à 19h30, au Petit théâtre de l'UQAC (l'entrée est gratuite, mais comme il n'y a que 30 places, vaut mieux réserver au numéro 545-5011, poste 5502). Il y aura beaucoup de filage et d'équipements en tous genres.

Pendant 80 minutes, les spectateurs assisteront à la phase finale d'un projet amorcé au printemps 2014, au motel Parasol de Chicoutimi. Les comédiennes Andrée-Anne Giguère, Élaine Juteau, Claudia Torres et Anne-Marie Ouellet occupaient une chambre chacune, leurs faits et gestes étant filmés par une équipe qui, parfois, interagissait à distance.

Cette expérience étalée sur quatre jours avait produit une masse de documents qui, dans un premier temps, a dépassé le groupe mené par le titulaire de la chaire, Jean-Paul Quéinnec. «Nous étions découragés, mais peu à peu, le travail de réécriture a progressé», a-t-il indiqué hier, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

L'universitaire affirme que Cartographies de l'attente possède plusieurs caractéristiques susceptibles d'intéresser les amateurs de théâtre. «Nous sommes très fiers de ce que c'est devenu. Dans ce spectacle, il y a du théâtre, de la performance, de la vidéo et de la création sonore, décrit-il. C'est la plus belle oeuvre générée par la chaire.»

Les comédiennes évolueront une nouvelle fois dans le décor du motel, prenant soin de l'aménager au fur et à mesure que la pièce progressera. Leur propos a été balisé à partir des expériences vécues au Parasol, mais il restera une part d'improvisation.

«Des gestes posés par les interprètes pourraient amener le public à réagir. Leur jeu sera ponctué de quelques accidents», dit joliment Jean-Paul Quéinnec. On remarquera également que leur voix sera portée au moyen de quatre outils différents, histoire de les singulariser: une radio, un téléviseur, un petit ampli et un équipement qui sonne un peu comme Skype.

Mentionnons également que la pièce sera diffusée en direct, via le site projetmotel.ca. Après les représentations de la fin de semaine, l'équipe entend récidiver l'année prochaine, à Montréal, avant de boucler la boucle en Colombie, dans deux ans.

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