Choisir Éléonore: l'extrême folie

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L'auteure Andrée A. Gratton, originaire d'Arvida, publie son premier roman, Choisir Éléonore.

Courtoisie

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Roger Blackburn
Le Quotidien

L'auteure Andrée A. Gratton, originaire d'Arvida, professeure de philosophie au Collège Maisonneuve, vient de publier son premier roman, Choisir Éléonore, aux Éditions de la Pleine lune. Ce petit bijou de 70 pages raconte l'étrange histoire d'une infirmière, Marianne, qui décide de se lier d'amitié avec une pure inconnue.

Marianne, fin de la vingtaine, croise Éléonore du regard à la sortie de son travail. Un étrange envoûtement s'empare de l'infirmière qui décide que cette femme, qui a sensiblement le même âge qu'elle, allait devenir son amie.

Dans les minutes qui suivent cette rencontre visuelle, Marianne se met sur les traces d'Éléonore, la suit jusqu'à son appartement, se couche devant sa porte pour entendre le son de ses pas dans son appartement, frappe à sa porte pour lui parler, passe la nuit dans le corridor à attendre qu'elle sorte.

Éléonore l'enjambe en sortant, ignore cette infirmière qu'elle n'a jamais vue auparavant et fuit devant celle qui la poursuit et qui veut devenir son amie. Marianne imagine Éléonore en train d'écouter de la musique, l'imagine en vacances avec elle, se voit au cinéma regarder un film qu'elles aiment toutes les deux. Elle finit par trouver son numéro de téléphone et l'appelle sans arrêt.

On se demande où cette histoire va nous mener, par quelle folie est poussée cette infirmière qui se manifeste comme une vraie tache dans la vie d'Éléonore.

Le lecteur tombe dans le piège. Dès les premières pages, il n'est pas question de laisser tomber ce livre avant de savoir ce qui va se passer. «Marianne est atteinte d'érotomanie, elle est persuadée qu'Éléonore l'aime et ces sentiments imaginaires la poussent à des comportements compulsifs. Elle pourchasse Éléonore, la harcèle, se fait humilier, subit des refus du rejet, mais rien ne la détoure de sa quête», raconte l'auteure de 34 ans qui vit maintenant à Montréal.

«Dans ce livre, j'ai voulu pousser cette folie à l'extrême, ce sentiment étrange qu'ont les gens de se sentir aimer avec comme toile de fond une tragique solitude. J'ai voulu explorer ce sentiment qui m'a été inspiré par différentes lectures et observations», explique l'auteure qui sera présente au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean en fin de semaine.

«J'ai bien hâte de rencontrer les lecteurs et de recevoir leur commentaire. Je suis très motivé par cette première publication, on est toujours surpris quand une maison d'édition nous rappelle pour nous dire qu'il serait heureux de publier notre livre. Ça demande beaucoup de travail et je m'oblige à écrire quotidiennement. Cette publication m'encourage à donner vie à d'autres projets», de commenter l'écrivaine en entrevue téléphonique avec Le Quotidien.

Un livre qui se dévore d'un couvert à l'autre. On en veut encore.

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