De passage au Côté-Cour de Jonquière

La conversion pop de Joëlle Saint-Pierre

Joëlle Saint-Pierre reviendra dans sa région natale, demain... ((Courtoisie))

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Joëlle Saint-Pierre reviendra dans sa région natale, demain soir, afin de présenter les compositions regroupées sur son premier album, Et toi, tu fais quoi?. Elle donnera un spectacle au Côté-Cour de Jonquière, à compter de 20h 30.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Joëlle Saint-Pierre a chanté plusieurs fois dans sa région d'origine, que ce soit à la Bourse Objectif Scène pendant les délibérations des juges, pendant un concours à la Salle Orphée d'Arvida ou en première partie d'Émile Proulx-Cloutier. Demain, cependant, c'est son spectacle à elle que les gens iront voir au Côté-Cour de Jonquière, à compter de 20 h 30.

Il s'agit de sa première sortie depuis le lancement de l'album Et toi, tu fais quoi?, plus tôt ce mois-ci. La Chicoutimienne, qui vit maintenant à Montréal, se pointera aux côtés du batteur Maxime Drouin et du bassiste Marc-André Landry.

« Je fais de la scène depuis longtemps. Il y a eu des tournées au Québec et en Europe, a raconté l'artiste hier, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Cette fois, nous présenterons les pièces de l'album, d'autres tirées de mon EP, ainsi qu'une ou deux reprises. Les interprétations sont assez placées. Il m'arrive d'improviser, mais juste un peu. »

Plusieurs éléments la distinguent de la moyenne des ours, à commencer par le fait que Joëlle Saint-Pierre s'est mise à chanter à l'âge de 24 ans. C'est arrivé au moment où la jeune femme a amorcé un virage pop, renonçant du même coup à la musique classique.

« C'est à force de donner des spectacles que les choses se sont placées, ce qui a pris trois ans, fait observer l'auteure, compositrice et interprète. Je suis devenue meilleure - et moins stressée - à partir du moment où j'ai cessé de penser à la technique, à l'idée de sonner juste. J'aime les voix douces et claires et aujourd'hui, je chante un peu comme ça. »

Un côté rétro

L'écoute du disque montre une autre facette originale de Joëlle Saint-Pierre, laquelle découle de son passage au Conservatoire de musique de Saguenay. Elle y a étudié le piano, mais également les percussions classiques, dont le marimba et le vibraphone.

« Je jouais surtout du marimba, mais je préfère maintenant le vibraphone, un instrument beaucoup moins lourd, donc plus facile à transporter, note la musicienne. Plusieurs de mes nouvelles chansons ont été créées sur cet instrument qui fonctionne sur le même principe que le piano. »

Ses compositions ont parfois un côté rétro, années 1960, qui n'ont rien d'étonnant si on est familier avec sa discothèque. « J'écoute beaucoup de vieille musique, du Leonard Cohen, du Gainsbourg, du Barbara et du Brigitte Fontaine. J'aime les trucs qui ont traversé le temps. Je me dis que ce n'est pas pour rien qu'ils l'ont fait », énonce Joëlle Saint-Pierre.

Elle ne s'ennuie pas de l'univers classique, en revanche. Après lui avoir consacré quelques années à la fin de ses études, abordant même le répertoire contemporain à l'occasion, la percussionniste est passée à autre chose. « J'ai aimé le faire avant de réaliser qu'en tant que spectatrice, cette musique ne m'intéressait pas tant que ça », résume-t-elle.

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