Lancement de son nouvel album au Côté-Cour

Philippe Brach aime sortir des sentiers

Philippe Brach a lancé son nouvel album, hier,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Philippe Brach a lancé son nouvel album, hier, au Côté-Cour de Jonquière.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

L'auteur-compositeur-interprète originaire de Chicoutimi, Philippe Brach, a lancé son nouvel album hier au Côté-Cour de Jonquière. En fait c'est le troisième lancement après ceux du Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda le 4 septembre et de Montréal la semaine dernière.

Philippe Brach c'est Philippe Bouchard, né à Chicoutimi-Nord, le fils de Luc Bouchard, un homme de finance. Il est parti avec sa famille à Alma pour l'école primaire et secondaire et il est revenu à Chicoutimi pour poursuivre ses études en Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière en postproduction télévisuelle.

«Je fais beaucoup de télévision depuis quelque temps et je connais toujours des gens qui travaillent sur les plateaux qui sont sortis d'ATM», raconte celui qui vient de sortir son deuxième album Portrait de famine réalisé par Louis-Jean Cormier. Un opus qui va dans plusieurs directions avec des textes qui parlent de famille monoparentale, de la vie des bien nantis qui écoutent la météo pendant que des bombes tombent ailleurs. Ça parle fort parfois, ça parle cru aussi! On dirait Robert Charlebois à 25 ans.

On aime Philippe Brach, il nous amène ailleurs. «Je me fais des histoires dans ma tête et je les écris. Je n'ai pas de méthode de travail, des fois la musique arrive en premier, d'autres fois ce sont les paroles, des fois les deux en même temps, ça dépend», raconte le musicien que le Quotidien a rencontré sur une table à pique-nique à l'extérieur du Côté-Cour pendant que l'artiste sirotait une bière avant de pousser quelques chansons sur scène.

À première vue comme ça on ne le dirait pas, mais Philippe Brach a été sélectionné dans la cuvée 2009 de Star Académie, la même année que Maxime Landry. Il a quitté lui-même avant que l'aventure se poursuive. «Ça, c'est un "'t'es pas game"' qui est allé trop loin» se rappelle-t-il.

«On était sur Talbot (boulevard) devant le Montagnais (hôtel) et mes chums ont dit ''t'es pas game d'aller passer les auditions de Star Académie''. Il restait 15 minutes pour les prestations. Je me disais, ils vont me tasser tout de suite, mais ben non j'ai été choisi. À chaque étape je me disais: ils vont finir par m'éliminer, alors je me suis rendu jusqu'au boutte du boutte de l'affaire. Un moment donné je me suis dit: ''Il va falloir qu'ils sachent que je ne veux pas le faire'' et je suis parti», raconte le p'tit vlimeux qui ne regrette pas son aventure.

«Je n'aurais pas signé pour cinq ans, j'ai trop une tête de cochon, mais ça m'a passé par la tête d'essayer tout de même, ça aurait pu être drôle de les voir mal pris avec un gars qui aurait pu fucker la machine», ajoute-t-il.

Philippe Brach a choisi le chemin des concours d'artistes et il en a gagné plusieurs, dont la découverte de Radio-Canada ce printemps. «Ce matin, ils voulaient faire une entrevue avec moi pour que j'élabore un peu sur les pièces de l'album et je leur ai donné rendez-vous au Zoo de Falardeau et ils ont accepté immédiatement. Je suis bien content, car je n'aurais pas eu le temps d'y aller autrement», fait remarquer celui qui voue un grand amour pour les animaux et la nature.

Il le dit lui-même, il est un peu tête de cochon, mais «je suis le premier à demander d'être convaincu du contraire de ce que je fais. Je suis très ouvert et j'aime bien discuter et me faire confronter sur mes choix. C'est pour ça que j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec Louis-Jean Cormier pour la réalisation de l'album. C'est le genre de gars à lever des "flags", à te demander pourquoi telle phrase ou telle musique dans une chanson. Il questionne, t'amène à réfléchir, c'est très stimulant. Mais je suis aussi capable de dire sans problème quand je ne suis pas d'accord», explique l'artiste.

Philippe Brach n'a pas de téléphone cellulaire, mais reste très actif sur Facebook et Twitter. Il déteste les téléphones et avoue ne jamais répondre quand il sonne dans son appartement de Montréal.

Après les lancements de l'album, l'hybride Saguenéen-Jeannois va se mettre à travailler sur une mise en scène de spectacles pour partir en tournée. «Nous avons déjà 80 dates de réservées de novembre à juin et je trouverai bien le temps de dire "'ben d'la marde entre les chansons" cet hiver», promet celui qui a trouvé un peu de temps dans son agenda pour aller à la chasse au petit gibier cet automne.

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