Les mystères de Saint-André-de-l'Épouvante

Samuel Archibald a tellement apprécié son expérience avec... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Samuel Archibald a tellement apprécié son expérience avec Saint-André-de-l'Épouvante qu'il souhaite écrire à nouveau pour le théâtre.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Encore trois jours et la pièce Saint-André-de-l'Épouvante élira domicile à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, dans la région où se déroule l'histoire concoctée par l'Arvidien Samuel Archibald. L'attente a été longue et les premières représentations données cet été, à Carleton-sur-Mer, ont accru l'effet de curiosité que suscite cette production atypique.

Ce qui la distingue, c'est le suspense créé par l'auteur et entretenu par le metteur en scène Patrice Dubois. Celui-ci parle d'un univers scénique proche du cinéma, mystérieux, très beau, une impression renforcée par le panneau de plexiglas que le public verra se déployer derrière les comédiens.

«Il pleut dessus, ce qui ajoute une couche de réalisme parce que la pièce se déroule pendant un déluge. Ça tombe bien parce que le théâtre de Jonquière est magnifique. Les installations sont modernes et peuvent accueillir toutes sortes de scénographies. En plus, on a un contact direct avec le public. Il n'est pas perdu dans le noir», décrit Patrice Dubois.

Pendant 75 minutes, le centre du monde sera le bar Le Cristal, où des hommes ont trouvé refuge en attendant que les éléments cessent de se déchaîner. Accueillis par Loulou, la serveuse qui constitue la mémoire du village, mais aussi la confidente, la mère, la grande consolatrice, ils décident de se conter des peurs pour passer le temps.

«À Saint-André, tout le monde se connaît, mais à travers les histoires qu'ils racontent, les hommes se dévoilent. Il faut dire que l'atmosphère est mystérieuse, ce soir-là. Il y a une panne de courant et un type qui était en exil depuis dix ans, le pas fin du village, apparaît. Ça semble curieux», fait observer Patrice Dubois.

Ajoutez la présence d'un étranger, celui qu'on appelle l'homme en noir, et vous obtenez une micro-société sur laquelle l'auteur a tissé une toile faite de points d'interrogation. «Plus la pièce avance et plus on se pose des questions», confirme le metteur en scène.

La couleur régionale

Le fait que Saint-André-de-l'Épouvante fasse escale du 16 septembre au 4 octobre réjouit Patrice Dubois à plus d'un titre. Lui qui est né à Jonquière, qui a joué souvent à la Salle Pierrette-Gaudreault, notamment dans la reprise du classique de Larry Tremblay, The Dragonfly of Chicoutimi, a rarement la chance de s'attarder dans son patelin.

Il aura également la chance de présenter la première création de Samuel Archibald destinée au théâtre, laquelle est profondément ancrée dans la culture régionale. «Je suis sûr que tout petit, il écoutait parler les grands. Le texte montre comment nous sommes. Je reconnais notre façon de parler, d'aimer parler», souligne le metteur en scène.

Produite par le Théâtre La Rubrique, les Productions À tour de rôle et le Théâtre PÀP, la pièce met aussi en relief le talent de plusieurs artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Deux des interprètes proviennent de Dolbeau-Mistassini, soit Dany Michaud et Bruno Paradis. La musique, elle, a été composée par Guillaume Thibert.

Une autre particularité tient au rôle de Loulou, qui était destiné à Louise Latraverse. Rappelons qu'à deux jours de la première, elle a dû déclarer forfait pour raisons de santé, ce qui a entraîné un délai d'une semaine pendant lequel sa consoeur Dominique Quesnel a apprivoisé le texte.

C'est aussi elle qui campera le personnage à l'Espace Go de Montréal, au fil d'une vingtaine de représentations données en février. À Jonquière, toutefois, une autre Loulou trônera derrière le bar du Cristal, celle d'Isabelle Vincent. Après avoir travaillé en solo pendant plusieurs semaines, la comédienne aura deux jours pour se mouler à l'équipe.

«Madame Latraverse a été une compagne de voyage inspirante. Il a fallu se revirer vite, mais elle a été soulagée d'apprendre que Dominique et Isabelle la remplaceraient, relate Patrice Dubois. C'est dans de telles circonstances qu'on peut voir si on travaille bien.»

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