Plusieurs projets pour les Clowns noirs

En attendant l'apocalypse

Martin Giguère qui personnifie le clown noir Diogène... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Martin Giguère qui personnifie le clown noir Diogène remonte sur scène pour neuf représentations de son spectacle solo Correspondances, les nouvelles lectures de Diogène à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Les Clowns noirs du Théâtre du Faux Coffre de Chicoutimi sont en pleine répétition pour la présentation de leur nouvelle aventure Apocalypse, dernier clown noir, une pièce écrite par Martin Giguère pour souligner le dixième anniversaire de la troupe de théâtre déjantée, en guerre continuelle contre la brigade anti-culture.

Cette nouvelle aventure se déroule dans le futur. Les clowns noirs deviennent verts et se préoccupent de l'environnement. «Nous allons inviter les gens à une conférence scientifique et c'est à partir de là que nous voyagerons dans le temps pour participer à la dernière manifestation culturelle de la planète qui se déroule en même temps que la fin du monde», a confié l'auteur Martin Giguère.

Le Quotidien a rencontré Diogène dans le cadre de la présentation de supplémentaires de son spectacle solo Correspondance, les nouvelles lectures de Diogène, créé en février dernier. L'artiste a accepté de lever un coin de rideau sur cette production. La dernière aventure des clowns noirs remonte à 2009.

C'est un spectacle de science-fiction dans lequel s'installe la compagnie des clowns composés de Diogène (Martin Giguère) Trac (Patrice Leblanc) Grossomodo (Pierre Tremblay), Piédestal (Pascal Rioux) et Contrecoeur (Éric Laprise) avec la participation de Christian Ouellet. «Nous allons jouer une trentaine de personnages. Il sera beaucoup question d'écologie, de pétrole et d'usines, mais avec un regard clownesque», fait part Martin Giguère qui sourit sournoisement quand il parle de cette création.

«On ne sait pas encore comment on va arriver à tout faire, car il y a de nombreux changements de costumes dans une mise en scène débridée. Ce sera encore une fois une prouesse physique pour tous les comédiens», promet l'auteur qui a retenu les services d'Éric Chalifour pour coordonner la mise en scène.

«Nous avons conservé la même folie et le plaisir de jouer ensemble est toujours là», assure Martin Giguère, même s'il admet qu'une certaine sagesse s'est installée. «Nous sommes tous de jeunes parents, ça fait qu'on ne va plus prendre une bière après les répétitions et on manque tous de sommeil», blague-t-il.

Il faut donc s'attendre à voir voyager les clowns noirs dans l'espace, peut-être en apesanteur, il faut s'attendre à tout avec cette bande de clowns. Parions qu'ils vont encore une fois sauver le monde.

En attendant

En attendant la première de Apocalypse, le dernier clown noir, le Théâtre du Faux Coffre présente à compter de demain des supplémentaires de Correspondance, les nouvelles de Diogène, avec neuf représentations à l'affiche. Plus de 800 personnes ont assisté aux 12 représentations présentées la saison dernière.

Dans cette performance solo, Diogène raconte une correspondance internet par courriels avec

un arnaqueur du Bénin qui se spécialise dans l'hameçonnage avec pour seules armes son clavier d'ordinateur et la littérature. L'auteur raconte son aventure rocambolesque d'échanges de courriels, où il joue celui qui se fait prendre et celui qui veut prendre l'hameçonneur. Fausses identités, mensonges et entourloupettes pour savoir finalement qui se fait arnaquer au bout des cinquante lettres et des trente-cinq jours de correspondance.

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