• Le Quotidien > 
  • Arts 
  • > Le vitrail de l'église Saint-Georges revivra à l'Ermitage 

Opération pilotée par Harold Bouchard

Le vitrail de l'église Saint-Georges revivra à l'Ermitage

L'artiste verrier Harold Bouchard est heureux de procéder... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

L'artiste verrier Harold Bouchard est heureux de procéder à la restauration du vitrail qui se trouvait dans l'ancienne église Saint-Georges de Jonquière

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Le vitrail de l'église Saint-Georges connaîtra une nouvelle vie. Après plus de 50 années passées à Jonquière, où les fidèles pouvaient le voir se déployer derrière l'autel, l'ouvrage d'une hauteur de 12 pieds sera déplacé à l'Ermitage de Lac-Bouchette.

Après avoir été extrait du mur où il était encastré, une opération délicate qui a été réalisée récemment, le précieux objet prendra la route du Lac-Saint-Jean aujourd'hui. Il sera entreposé au monastère pendant que l'artiste verrier Harold Bouchard, de Lac-Kénogami, amorcera le processus de restauration en réparant des sections qui furent la cible de vandales.

«J'ai trouvé une roche qui a été lancée dessus, a-t-il raconté au cours d'une entrevue accordée au Quotidien. Le vitrail représente des anges agenouillés de chaque côté du Christ et deux morceaux ont été brisés. Il y a une partie représentant un sein et une épaule, tandis que l'autre correspond à une pièce de vêtement.»

Pour travailler à son aise, Harold Bouchard a retiré les deux sections du vitrail abritant les morceaux abîmés. Après avoir identifié les pièces de verre qui se marieront le mieux à l'ensemble, il aura recours à une technique ancienne, celle de la peinture à la grisaille, afin de redonner à l'oeuvre son «look» d'origine.

«C'est l'une des deux techniques qui ont servi à fabriquer ce vitrail. L'auteur, que je cherche encore à identifier, a aussi utilisé des dalles de verre serties dans le plomb. Elles sont présentes dans les sections aux couleurs vives, là où il y a des rouges et des orangés», rapporte l'artiste verrier.

L'éclat d'origine

Une fois la restauration des sections endommagées complétée, Harold Bouchard se rendra à Lac-Bouchette pour les fixer au vitrail. Des interventions supplémentaires permettront de le nettoyer dans les règles de l'art, prélude à son installation définitive.

«À la fin du processus, le vitrail de l'église Saint-Georges retrouvera son éclat d'origine parce que le verre conserve ses qualités pendant des siècles, énonce-t-il. Tout ce qu'on a besoin de remplacer à l'occasion, c'est le plomb qui le tient en place.»

L'artiste verrier estime que les qualités artistiques de cette oeuvre, jumelées à l'attachement qu'elle a suscité, justifient les efforts qui seront déployés. «On remarque que le ton est moderne, mais pas de la même manière que dans les années 1960», fait-il observer.

La destination finale du vitrail reste à déterminer. L'hypothèse a plus probable a le mérite d'être originale, puisqu'on envisage de l'installer à l'extérieur, à proximité du lac Bouchette. Niché dans une base de béton, il serait protégé par un petit toit. «Ce serait un genre de chapelle dans la nature», résume Harold Bouchard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer