vitrail créé par Harold Bouchard

Hommage aux Antoniennes

L'artiste Harold Bouchard a participé à l'inauguration de... (. - Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'artiste Harold Bouchard a participé à l'inauguration de son vitrail hier, en compagnie de l'évêque du diocèse de Chicoutimi, Monseigneur André Rivest, et de la supérieure générale des Antoniennes de Marie, Soeur France Croussette.

. - Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

Harold Bouchard a bénéficié d'un rare privilège, grâce aux Antoniennes de Marie. À 11 années de distance, l'artiste du vitrail établi à Lac-Kénogami a réalisé deux oeuvres de grandes dimensions, lesquelles se retrouvent à l'intérieur de la Maison généralice de Chicoutimi.

Pour les admirer, il suffit de se rendre à la chapelle située au deuxième étage. Le premier vitrail qu'on remarque est le plus ancien. Il a été créé en 2005 pour souligner les 100 ans de la communauté et rend hommage à son fondateur, l'abbé Elzéar DeLamarre.

L'oeuvre d'une hauteur de 35 pieds est nichée à droite de l'abside, l'élégant mur de briques qui domine l'autel et confère une aura de douceur à l'enceinte conçue par l'architecte Paul-Marie Côté en 1965. Tout naturellement, le second vitrail se déploie à gauche, là où se sont regroupés les participants à la messe d'action de grâces célébrée hier avant-midi.

Il y avait beaucoup de monde: des religieuses, des prêtres, des fidèles et deux évêques, soit Monseigneur Jean-Guy Couture, qui est à la retraite, et Monseigneur André Rivest. C'est ce dernier qui a eu l'honneur de bénir l'oeuvre aux côtés de l'artiste et de la supérieure générale, Soeur France Croussette.

Un testament

La cérémonie s'est déroulée dans la bonne humeur, comme l'a illustré Soeur France en invitant les gens à se tasser pour jouir d'une meilleure vue. «Collez-vous! Pour une fois qu'on peut le faire», a-t-elle lancé d'un ton guilleret. Ce qui ressortait de manière aussi évidente que son humour, c'est sa fierté devant l'oeuvre qui évoque l'apport des Antoniennes.

«Nous sommes en train d'écrire notre testament. La moyenne d'âge est de 80 ans au sein de la communauté et nous aimerions que cette maison demeure vivante pour le bien de la population, puisque c'est elle qui l'a bâtie. C'est pour cette raison que le second vitrail a été réalisé. Pour raconter l'histoire de notre vie», a confié la Supérieure générale au Quotidien.

Elle a contacté Harold Bouchard au début de l'année et une entente fut rapidement conclue. Pendant que l'artiste vantait l'ouverture d'esprit des Antoniennes, qui ont accepté son esthétique qui exprime une vision large de la spiritualité, Soeur France affichait les traits d'une cliente satisfaite.

«Je suis très heureuse du résultat et ce fut agréable de travailler avec monsieur Bouchard, un véritable créateur. C'est plaisant, aussi, parce qu'il vient de la région», a indiqué la religieuse. Le moment était bien choisi pour commander une oeuvre aussi ambitieuse, puisque 2015 marque les 50 ans de la Résidence Monseigneur-Paré, qui abrite des prêtres malades.

De la terre jusqu'au ciel

Harold Bouchard a invité les gens à explorer le vitrail de bas en haut, en prenant comme point de départ la religieuse qu'il a présentée dans les habits d'origine, ceux du début du 20e siècle. Autour d'elle on remarque du blé, ainsi qu'une grappe de raisins à laquelle l'artiste a donné du relief en formant chaque grain à l'aide d'une goutte de verre.

«Il y a ensuite une montée vers le ciel, comme dans le premier vitrail. On voit le clocher du monastère, tandis que des notes, ainsi qu'une clé de sol, montrent que la musique a toujours été importante dans la vie de la communauté», a mentionné Harold Bouchard.

Il arrive que les symboles se superposent, comme ce rond blanc intégré à un violoncelle, une référence à la fabrication des hosties par les Antoniennes. Toujours plus haut, les mots amitié et amour sont écrits en chinois. Une charrette comme celles qu'on utilise au Pérou, de même qu'une hutte africaine, leur tiennent compagnie.

Ce sont autant d'allusions à l'oeuvre missionnaire des Antoniennes, dont la vie a été relatée au moyen de différentes sortes de verre, notamment le verre antique et le verre cathédrale. «J'ai travaillé sur les textures et les couleurs», résume Harold Bouchard, qui précise qu'un système d'éclairage permet d'admirer les vitraux de l'extérieur.

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