Festival Tam Tam Macadam à Alma

Aux rythmes de l'Afrique de l'Ouest

Les membres du Tounkara-Lavoie Trio, Diely Mori Tounkara,... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Les membres du Tounkara-Lavoie Trio, Diely Mori Tounkara, Joannie Labelle et Estelle Lavoie, jouaient de magnifiques mélodies sur leur instrument créé à partir de calebasses, ou plus conventionnels comme la guitare.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le centre-ville d'Alma vibrait des rythmes de l'Afrique de l'Ouest, hier soir, lors de l'ouverture du festival Tam Tam Macadam, avec les mélodies de Tounkara-Lavoie Trio et les tambours endiablés de Taafé Fanga.

Quelques centaines de personnes ont pris part aux deux spectacles à la Boîte à bleuets et sur la scène du Belvédère. Le premier trio a commencé tout en douceur avec deux pièces instrumentales, issues de la région d'origine du musicien malien Diely Mori Tounkara. Ce dernier maniait la guitare aussi bien que la kora, cette sorte d'harpe-luth à 21 cordes formée avec une demi-calebasse où seuls le pouce et l'index bougent sur les fils de pêche. Sa compagne Estelle Lavoie manifestait autant d'adresse sur l'instrument traditionnel, en alternant avec la basse.

L'ancien duo relève le niveau avec la présence sur scène et le beau sourire de la percussionniste Joannie Labelle, qui tire une variété de sons étonnante avec sa demi-calebasse. Alors que les koras sortent des notes claires, elle fait résonner son instrument avec des coups de poing ou le pianotement de ses doigts.

La formation a enchaîné avec ses propres compositions, dont une en français. Le public se balançait sur les airs plus lancinants, et riait lors de l'explication d'un conte dans une contrée mythique, où les femmes ôtent leurs seins pour les laver dans la rivière. Lors de ce rituel qui comprend aussi du beurre de karité, une jeune demoiselle se fait voler sa poitrine pendant que celle-ci sèche au soleil, et s'aperçoit que le voleur... est son mari!

Bonne narratrice, Estelle Lavoie a aussi offert un divertissement inattendu en interprétant une danse traditionnelle, qui rappelait à la fois la salutation au soleil du yoga, la précision des mains du Bollywood, ainsi que les formes et la grâce du contemporain.

La musicienne a d'ailleurs rejoint les six percussionnistes de Taafé Fanga pour le deuxième spectacle, avec Diely Mori Tounkara. Ils ont joué un peu de kora, avant de laisser place aux rythmes saccadés et entraînants des tambours.

Une femme du public a même monté sur scène pour danser avec les deux Québécoises du groupe, qui semblaient parfois en transe tellement elles étaient à fond dans leur chorégraphie venue de l'autre côté de l'Atlantique.

Le festival Tam Tam Macadam se poursuit aujourd'hui et demain, avec notamment l'invité spécial Pierre Kwenders ce soir au Belvédère.

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