Exposition «Map Data» de Mylène Michaud

Saguenay devient un énorme tricot

Mylène Michaud vient de compléter cette oeuvre aux... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Mylène Michaud vient de compléter cette oeuvre aux dimensions impressionnantes. Il s'agit d'une représentation du Saguenay réalisée à l'aide d'une machine à tricoter.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le Saguenay n'a jamais été représenté de cette manière.

Dans la plus grande salle d'Espace Virtuel, un lieu de diffusion du centre Bang situé au Cégep de Chicoutimi, un énorme tricot reproduit une image de la région captée sur Google Earth. Cette oeuvre créée par Mylène Michaud, qui y a consacré trois mois, mesure 24 pieds par 12 et fait partie de l'exposition Map data, dont le vernissage a lieu aujourd'hui à 17h.

Réalisée avec de la fibre acrylique épousant différentes nuances de vert, elle se déploie de manière spectaculaire, alors que des dizaines de fils la relient au plafond. On dirait une sorte de hamac, un hamac qui commencerait à Chicoutimi, à la hauteur des ponts de Sainte-Anne et Dubuc, et qui suivrait le cours de la rivière Saguenay en direction de Saint-Fulgence.

« Ça fait longtemps que j'ai pas eu une journée de congé. Ce projet a demandé au moins 150 heures de travail. Ç'a été intense », a décrit Mylène Michaud, hier, à l'occasion d'une entrevue accordée au Quotidien. Elle complétait le montage de son exposition dans laquelle ont été intégrées d'autres pièces conçues au cours des deux dernières années.

Toutes ont été produites à partir d'images provenant de Google, grâce à une machine à tricoter de marque Brother. Dans ce qu'on appelle le Couloir-Expo, on voit les premières oeuvres de cette nature, un peu moins ambitieuses que la dernière, mais déjà singulières.

Il y a une carte de Montréal, une image satellite de la campagne outaouaise, une représentation de la ville française de Brouages, le patelin de Champlain. « Un pixel correspond à une maille de tricot », précise Mylène Michaud, dont la démarche fait le pont entre tradition et modernité, un pied dans les métiers d'art et l'autre dans le Web.

Ancrée dans le milieu

La décision de montrer le Saguenay découle du désir de l'artiste d'ancrer chacune de ses expositions dans le milieu qui l'accueille. C'est ainsi que les visiteurs prendront plaisir à examiner l'oeuvre de près, à repérer les artères principales de Chicoutimi, autant que les ponts.

« Je trouvais aussi que dans une salle qui se nomme Espace Virtuel, ça avait du sens d'utiliser une image virtuelle pour occuper l'espace », fait remarquer Mylène Michaud. La Québécoise ajoute que ses fréquentations avec le Saguenay ne prendront pas fin avec le vernissage, puisque sa résidence de création s'étirera jusqu'aux portes de l'automne.

« D'ici au 18 septembre, je serai dans la salle du mercredi au vendredi, pendant les heures d'ouverture. Comme j'ai apporté ma machine à tricoter, les gens pourront l'essayer, participer au processus créatif. Ils verront aussi comment je vais chercher mes images, de quelle manière je les travaille. C'est une autre chose qui prend du temps », indique l'artiste.

Elle envisage également de se promener en ville avec une autre nouveauté, sa version en trois dimensions du petit bonhomme jaune que connaissent les usagers de Street View. Il sera pas mal « cute » en face de l'hôtel de ville, avec les carrés tricotés qui lui tiennent lieu d'habillage.

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