Un nouveau roman policier en préparation

La retraite meurtrière de Ghislain Boucher

Ghislain Boucher présente le fruit de trois ans... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Ghislain Boucher présente le fruit de trois ans de labeur, son premier roman intitulé Vengeance nocturne. Après avoir fait carrière dans la comptabilité et le travail en laboratoire, le Chicoutimien a placé l'écriture au coeur de son projet de retraite.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Si on voulait nuire à sa réputation, on dirait que Ghislain Boucher profite de sa retraite pour planifier des meurtres. Le Chicoutimien est rendu à sept ou huit - lui-même commence à perdre le compte - et loin d'être repenti, il prépare une nouvelle série de forfaits.

« J'adore ça », a lancé l'homme de 73 ans, hier, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien. Ce qui le motive, c'est la perspective de consacrer 12 ou 13 heures par jour à sa nouvelle passion qui, on l'a deviné, tient à l'écriture de romans policiers.

Son premier-né, Vengeance nocturne, a vu le jour à la mi-juillet. Publié à compte d'auteur, avec la complicité d'une maison de Saint-Jean, Les Éditions Desmarais-Lavigne, il s'articule autour d'une série de meurtres dont les victimes sont des femmes. On parle ici de crimes scabreux et même haineux, mais en dire plus équivaudrait à vendre la mèche.

L'enquête est menée par une femme de 35 ans, Delphine Marquis, que l'auteur a pris beaucoup de plaisir à fréquenter. « Comme moi, elle a un caractère de cochon », décrit Ghislain Boucher avec une belle candeur. Il parle de la policière comme d'une personne qui existerait dans la vraie vie, ce qui témoigne de l'effet qu'a exercé le processus d'écriture sur cet ancien comptable, qui fut aussi technicien en laboratoire à l'hôpital de Chicoutimi.

« Ce que j'ai trouvé intéressant, ç'a été de voir comment un personnage qu'on a créé finit par nous construire, lui aussi. Plusieurs fois, par exemple, je me suis demandé comment Delphine réagirait face à telle ou telle situation », s'émerveille le Chicoutimien.

apprendre l'humilité

Trois années ont été investies dans Vengeance nocturne. Monter l'intrigue, cerner la psychologie des personnages, s'est révélé moins exigeant, moins engageant, que le processus de révision piloté par la soeur de l'auteur, Doris Boucher. « Le plus dur fut de redécouvrir le sens du mot humilité. Elle a été très sévère », affirme Ghislain Boucher.

La dame n'a pas été aux travaux légers, puisque le roman fait 550 pages. Néanmoins, elle a accepté de reprendre du service, alors que son frère planche sur un deuxième roman centré sur Delphine Marquis. Il se donne deux ans pour le finir, mais s'accordera une pause du 1er au 4 octobre, afin de participer au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Comme j'ai vendu tous les exemplaires provenant du premier tirage, j'ai dû passer une nouvelle commande en vue de cet événement. J'en ai aussi besoin pour répondre aux demandes que m'adressent les gens. On peut réserver en me téléphonant au numéro 418 696-0779 et je vais moi-même porter les copies », précise Ghislain Boucher.

Sans se prendre pour un prix Nobel de littérature, il est fier d'avoir trouvé dans l'écriture un moyen de développer sa créativité. Lui qui lit des romans policiers depuis sa lointaine adolescence, qu'on sent nostalgique de la série IXE-13 développée par Pierre Daigneault, estime que l'âge ne doit pas constituer un frein.

« C'est plein de gens qui arrivent à la retraite sans avoir de centre d'intérêt, qui se plaignent qu'ils n'ont rien à faire. En embarquant dans mon projet d'écriture, j'ai voulu montrer qu'on peut créer des choses à n'importe quel âge », énonce Ghislain Boucher.

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