Grandes Veillées

Une foule difficile à apprivoiser

La foule était très nombreuse pour la soirée... (- Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La foule était très nombreuse pour la soirée d'ouverture de la neuvième édition du festival de musique et de culture traditionnelles Les Grandes Veillées.

- Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Julien Renaud
Le Quotidien

Le ciel était peut-être bien sombre lorsque les premières notes des Grandes Veillées ont résonné, hier, mais la scène, elle, était bien ensoleillée, animée successivement par Bernadette et le Winston Band.

Les spectateurs ont toutefois tardé à s'activer, malgré l'énergie déployée par les deux formations. Le public, très nombreux, s'est d'abord tenu à l'écart de la scène traditionnelle du festival, comme si les premières loges étaient réservées. Seulement quelques enfants dansaient avec vigueur, les plus vieux se dandinant très subtilement sur place.

La foule est demeurée timide durant toute la prestation de Bernadette, qui avait donné sa candidature aux organisateurs. Pourtant, la troupe de cinq musiciens était bien vivante, et sa musique avait tout pour faire danser. Leur folk rock traditionnel était entraînant, une véritable invitation à faire la fête. Le chanteur, qui maniait aussi bien l'harmonica, ses cordes vocales que l'humour, et les solos du percussionniste méritent d'ailleurs une mention honorable.

Entre les deux formations, les Fous du Roi ont offert une prestation inédite, apocalyptique et pyrotechnique, qui a fait briller les yeux des plus jeunes.

Alors que le Winston Band, découvert par l'organisation sur Internet, s'apprêtait à grimper sur les planches, le photographe du Quotidien a été invité à monter sur scène pour prendre une photo de la foule. Sous ces indications de se masser vers l'avant et sous celles du porte-parole de festoyer avec ferveur, le public s'est enfin enflammé.

La table était mise pour les six jeunes artistes du Winston Band, qui ont rempli leur mission de clore en beauté la soirée d'ouverture de la neuvième édition du festival de musique et de culture traditionnelles. Rien de plus festif que ce mélange bien dosé de cajun, zydeco, country, punk rock et trad canadien.

La voix du chanteur est peut-être immature et imparfaite, mais elle est surtout charmante et conquérante. Sa fougue, comme celle de ses acolytes, a rapidement gagné le public, devenu énergique. Tout était en place pour une fin de soirée à l'image des veillées bas-canadiennes d'antan.

Les Grandes Veillées se poursuivent jusqu'à dimanche, proposant une foule d'activités qui déborderont du côté de l'Agora et du sentier Eucher.

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