Georges Chelon

Un premier spectacle au Québec depuis Expo 67

Texte: Il n'est jamais trop tard, comme le... (Photo courtoisie, Jean-luc vanacker)

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Texte: Il n'est jamais trop tard, comme le démontrera Georges Chelon demain soir, à Saint-Bruno. Le chanteur français donnera son premier spectacle au Québec depuis 1967, ce qui lui permettra de revisiter les perles de son vaste répertoire, tout en interprétant des créations de plus fraîche date.

Photo courtoisie, Jean-luc vanacker

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Daniel Coté
Le Quotidien

La dernière fois que Georges Chelon a donné un spectacle au Québec remonte à Expo 67. Trois ans après ses débuts en France, l'auteur, compositeur et interprète était venu présenter ses créations à Montréal, où elles avaient été bien accueillies. Rien ne laissait croire qu'un demi-siècle le séparerait de son prochain rendez-vous avec les cousins.

«Ça marchait bien, alors, mais je ne suis pas revenu parce que le contexte a changé. J'ai eu un creux de vague dans les années 1970. Mes disques n'étaient plus distribués ici et partir de France pour chanter est devenu difficile», a raconté l'artiste hier, à l'occasion d'une entrevue accordée au Quotidien.

Il se trouvait à Lac-Kénogami, chez un couple d'amis qui le reçoivent pour la première fois dans la région. Son séjour lui a permis de faire un peu de tourisme, mais demain soir, le métier reprendra ses droits. Georges Chelon mettra fin à un très long silence en terre québécoise, à la faveur d'un spectacle présenté à l'Espace M. Lavoie de Saint-Bruno.

La petite salle située au 512 rue Saint-Alphonse recevra un homme qui, sans prétendre à la même notoriété que les Brel, Brassens et Ferré, a rapidement connu le succès grâce à des titres comme Père prodigue, La rose des vents et Sampa, ode à un chien bâtard qui est devenu l'un de ses plus grands succès.

C'est l'hôte du chanteur, Jean-Luc Vanacker, qui a pris contact avec Martin Lavoie, le propriétaire de l'Espace M. Lavoie. «Je l'ai visité et c'est un beau petit cabaret. Le fait de jouer à cet endroit, ce sera la cerise sur le gâteau», affirme Georges Chelon.

De l'Olympia à Saint-Bruno

Le programme comprendra les titres-phares de l'homme de 73 ans, ainsi que deux extraits des Fleurs du mal, l'oeuvre de Baudelaire à laquelle il a consacré un coffret regroupant sept disques. L'un des titres recréés à Saint-Bruno sera L'albatros, annonce le chanteur, qui admire le poète pour cette capacité qu'il avait de solliciter tous les sens.

L'heureux résident de Barbizon interprétera également Le pays de Millet, une pièce endisquée l'an dernier. Elle rend hommage à son patelin d'adoption, une communauté indissociable de l'histoire de la peinture au 19e siècle. Plusieurs artistes y élisent toujours domicile, notamment ses amis Herbert Léonard et Didier Lockwood.

Encore plus récemment, Georges Chelon a étrenné La belle endormie sur la scène de l'Olympia. C'était en janvier, dans la foulée de l'attentat contre le magazine Charlie Hebdo et de la manifestation pacifique qui en a découlé. Le texte a fait grande impression sur le public parisien, qui occupait les 2200 sièges que renferme la vénérable salle.

«C'est une chanson où il est question de la liberté d'expression, du fait qu'on ne doit pas y toucher. Il s'agit d'un texte prémonitoire, puisqu'il a été écrit avant la grande marche. Quand je l'ai chanté à l'Olympia, il y a eu des sanglots, beaucoup d'émotion», rapporte son auteur.

Bien sûr, La belle endormie fera partie du tour de chant de Saint-Bruno, prévu pour 21h30. Signe qu'il s'agit d'une affaire conviviale, l'artiste jouera sur une guitare empruntée à un ami. Quant à ses attentes, elles sont modestes. «Les gens ne connaissent pas mes chansons. S'ils viennent, ce sera parce qu'ils sont curieux», résume Georges Chelon.

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