une sculpture confiée au commerce

Un geste pour encourager la galerie Dépliée

Germain Desbiens et la propriétaire de la galerie... (- photo courtoisie)

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Germain Desbiens et la propriétaire de la galerie Dépliée, la Baieriveraine Anick Bouchard, examinent Parentale, une sculpture qui a été installée devant le commerce mardi. Faite d'aluminium, elle a été réalisée en 1978.

- photo courtoisie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Ça ne faisait pas partie du plan d'affaires, mais il s'agit d'une belle marque de confiance. Le sculpteur Germain Desbiens a tellement apprécié la galerie ouverte par sa consoeur Anick Bouchard, à La Baie, qu'il lui a confié une oeuvre créée en 1978, laquelle a pour titre Parentale. Depuis mardi, elle se dresse devant le commerce établi au 833 rue de La Fabrique.

Haute de quatre pieds, cette pièce a fait partie de l'exposition Les joyaux de l'aluminium, tenue en 2013 et 2014 à La Pulperie de Chicoutimi. Elle était entreposée au musée quand l'artiste a décidé de lui donner une nouvelle vie au coeur du secteur Bagotville. Bien que l'objet pèse 300 livres, le déménagement s'est déroulé sans coup férir.

«Je suis heureuse de bénéficier de cette offre. M. Desbiens avait assisté à mon vernissage d'ouverture, le 2 juillet, et il a exprimé le désir d'aider la galerie. En voyant la sculpture pour vrai, j'ai été éblouie. J'ai été émue, aussi, une fois qu'elle a été installée», a confié Anick Bouchard, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

L'artiste lui a laissé la possibilité de vendre Parentale, sans toutefois que ce soit l'objet premier de la démarche. En plus de l'appui qu'exprime sa présence, le fait qu'elle se trouve à deux pas de la voie publique, dans un lieu fréquenté, l'a interpellé. «Pour lui, c'est une façon d'enrichir le mobilier urbain par le biais de l'art», explique la galeriste.

Des signes encourageants

Le geste de Germain Desbiens fait écho à la difficulté que pose l'ouverture d'une galerie d'art en 2015, particulièrement en région. Il s'est montré sensible à la prise de risque inhérente à une telle initiative, à une époque où l'économie présente des signes de faiblesse.

Un mois, c'est tôt pour établir une tendance, mais Anick Bouchard est du genre à voir le verre à moitié plein. Certes, la fréquentation a été modeste dans les premiers jours. On ne se bousculait pas pour voir les oeuvres regroupées à la galerie Dépliée (c'est le joli nom que porte le commerce). Plus le temps passe, cependant, et plus il y a de visiteurs.

«Quand il fait beau, je sens que c'est meilleur parce qu'il y a des passants et que ma porte est grande ouverte. Je reçois des touristes et des gens d'ici, ce qui me plaît parce que j'aime discuter, parler d'art avec eux», fait observer la jeune femme.

La galerie renferme surtout des oeuvres picturales, des photographies et des peintures, pour l'essentiel. Toutes ont été réalisées par des artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, un groupe dont fait partie Anick Bouchard, qui a étudié en art à l'Université du Québec à Chicoutimi.

«J'ai également une section boutique dans laquelle on retrouve des pièces qui sont moins volumineuses, des cartes de voeux, des macarons, des robes faites de végétaux. Ce sont des choses qu'on ne voit pas ailleurs», rapporte la Baieriveraine.

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