Nouvelle lune, de Création exploration danse

Le potentiel pour perdurer

Nouvelle Lune met en scène les habitants étranges... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Nouvelle Lune met en scène les habitants étranges d'une autre planète, qui se déplacent tels des acrobates.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le groupe Création exploration danse (CED) est une troupe locale et expérimentale, mais son spectacle Nouvelle Lune, qui allie les arts du cirque et de la danse, et qui est présenté à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière toute la fin de semaine à partir de demain, approche de près en qualité les productions professionnelles de grande envergure.

La première partie nous transporte sur une autre planète, où la vénérée lune rythme la vie des habitants colorés et joyeux. Les différents numéros de variétés, qui présentent des scènes de leur existence insouciante, ont des allures plus clownesques. Les artistes peuvent ainsi afficher leur talent en comédie, même si ce n'est pas leur discipline habituelle.

Durant la journée, les membres de ce peuple étrange bougent et dansent comme des acrobates. Tissu aérien, équilibre sur une poutre soulevée à plusieurs pieds dans les airs et jonglerie: l'art du cirque est abordé sous plusieurs facettes et est tantôt mêlé à la danse contemporaine, tantôt à la danse urbaine. La chorégraphie de cerceau aérien interprétée par Ann-Sophie Savard et Sarah Vaillancourt-Tremblay, aussi créatrice de la production avec Chantal-Éric Dumais, est d'autant plus impressionnante que les deux jeunes femmes ont une formation en tant que danseuses, et non comme acrobates!

Après un entracte de 20 minutes, la danse prend plus de place, mais l'histoire prend un tournant dramatique. Une terrifiante créature sur échasses s'empare de la lune. L'interprétation de Sarah Vaillancourt-Tremblay, qui représente alors l'astre de la nuit enchaîné, est bouleversante.

Lorsque la musique, remarquablement bien choisie, accompagne le crescendo d'émotions, le spectateur sentira sûrement des frissons. Le jeu d'éclairage, la trame sonore qui comporte des morceaux originaux, les costumes et les maquillages, tout s'accorde pour un effet des plus réussis.

Plusieurs rôles sont joués par des jeunes, qui sont aussi intégrés dans le spectacle que les plus vieux, sans que cela enlève de la qualité. Au contraire, cela y ajoute un caractère encore plus vivant. Lors de la représentation à laquelle Le Quotidien a assisté, un numéro avait été modifié en raison d'une artiste blessée la veille, mais rien n'a paru. Les spectateurs ont donc raison d'avoir un peu peur en assistant aux acrobaties.

Ceux qui ont déjà suivi le groupe CED remarqueront des expérimentations de leurs productions précédentes, comme une prestation à l'aide d'une échelle et une danse à travers des fils, qui perdent leur caractère étrange dans ce spectacle accessible où le grand public peut les apprécier pleinement.

La pièce sans dialogue a déjà été présentée la semaine dernière, mais n'a pas autant attiré de spectateurs qu'elle le méritait. En fait, cette production, qui ravira autant les jeunes que les plus vieux, a le potentiel pour perdurer d'année en année, si la longueur des numéros est ajustée pour concentrer encore plus l'action.

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