Le 31 juillet à 21h30

Dwayne Dopsie, la tornade zydeco

Cette photographie captée l'année dernière, à Chicoutimi, montre... ((Archives Le Quotidien))

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Cette photographie captée l'année dernière, à Chicoutimi, montre Dwayne Dopsie en pleine action, dans le cadre du Festival international des Rythmes du monde. Malgré la pluie, malgré le fait qu'il ne restait qu'une partie des spectateurs lorsqu'il s'était pointé sur la scène, l'accordéoniste de la Nouvelle-Orléans, qu'on voit aux côtés de son joueur de planche à laver, avait fait grande impression.

(Archives Le Quotidien)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il avait fait un temps de chien, l'année dernière, lors du premier passage de Dwayne Dopsie and The Zydeco Hellraisers au Festival international des Rythmes du monde. Il pleuvait si fort que le comité organisateur avait retardé l'arrivée du Louisianais sur la scène dressée à l'angle des rues Racine et Bégin.

Quelques centaines de braves avaient été récompensées lorsque l'homme était apparu avec ses musiciens, dont un joueur de planche à laver - le légendaire «washboard» - qui avait montré tout le potentiel de cet instrument. Le temps d'entendre Jambalaya dans une version énergique, quasiment punk, et plus personne ne regrettait d'avoir patienté sous la flotte.

«Il y a eu trop de pluie et j'espère que ce sera mieux la prochaine fois», a souligné Dwayne Dopsie mercredi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche. Il faisait allusion au rendez-vous du 31 juillet, alors que lui et les Zydeco Hellraisers se pointeront sur la rue Racine aux alentours de 21h30.

Le programme comprendra une poignée de reprises, pas plus de deux, précise le citoyen de la Nouvelle-Orléans. Comme c'est son habitude, ce sont ses compositions qui meubleront l'essentiel de la soirée, lesquelles seront pulsées par son accordéon. L'instrument est imposant, mais entre les bras surdimensionnés de son propriétaire, on a l'impression qu'il s'agit d'un jouet.

Qu'on connaisse les oeuvres ou pas, le rythme infernal, la joie de vivre que distille la musique, exerceront un envoûtement semblable à celui qui s'était manifesté l'an passé. Dwayne Dopsie n'aura plus qu'à descendre de scène comme ce fut le cas lors de son premier passage, à libérer quelques notes en prenant un bain de foule, pour augmenter la communauté grandissante de ses fans.

«Le zydeco, c'est de la musique et les gens aiment la musique», avance le principal intéressé en guise d'explication. Peu enclin à la vantardise, il croit aux vertus du travail, à l'impact des spectacles, des disques, des kilomètres d'asphalte avalés sur les routes de l'Amérique et même au-delà.

«C'est rendu comme ça à toutes les années, rapporte Dwayne Dopsie en parlant de son agenda chargé. Je suis content de récolter les fruits de ce que j'ai accompli dans le passé.» Le Brésil l'attend en août, par exemple, et des choses intéressantes se profilent du côté du Japon, laisse entendre sa gérante québécoise, Lucy Bertrand.

Sa carrière va bon train et l'un de ses projets les plus chers est l'enregistrement d'un album consacré au répertoire de son père, Rockin' Dopsie Senior. Il était une légende de la musique zydeco, ce qu'il ne faut pas confondre avec celle des Cajuns, fait remarquer l'accordéoniste.

«Le zydeco est la musique des Noirs. C'est une forme de blues, alors que le cajun se rapproche davantage du bluegrass. Dans la musique cajun, on n'utilise pas le "washboard", un instrument qui donne du rythme aux chansons. C'est différent», énonce Dwayne Dopsie, dont l'escale de Chicoutimi sera la seule de l'été au Québec.

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