Galaxie en première partie des Stones

Le rêve gravé dans leur mémoire

Galaxie a ouvert la soirée sur les plaines... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Galaxie a ouvert la soirée sur les plaines d'Abraham, mercredi soir.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

«Je voudrais remercier Galaxie». Ces quelques mots prononcés en français par Mick Jagger pendant le concert d'hier soir sur les plaines d'Abraham resteront gravés à jamais dans la tête des membres du groupe originaire du Lac-Saint-Jean.

«C'est marqué dans ma tête à vie», confirme Olivier Langevin, leader du groupe Galaxie.

Le musicien originaire de Saint-Félicien a vécu une journée des plus spéciales mercredi. Galaxie s'est produit en première partie des Rolling Stones dans le cadre du Festival d'été de Québec. Spectacle qui a attiré plus de 93 000 personnes sur les plaines d'Abraham.

«C'était un mini-rêve. C'était vraiment l'fun. C'était une journée vraiment spéciale. On a vécu quelque chose de gros. On était des enfants.»

Avant le spectacle, Mick Jagger aurait pris une demi-heure pour revoir ses notions de français. «La relationniste a confirmé qu'il a revu ses phrases classiques. Il a dû faire une petite recherche», estime Olivier Langevin.

C'est peut-être cette même recherche qui lui a permis de demander à la foule si des gens venaient de Montréal.... et de Saguenay.

«Peut-être qu'il savait d'où on venait.»

Les membres de Galaxie n'ont pas pu rencontrer ceux des Rolling Stones.

«On n'a eu aucun échange. Ils sont vraiment inaccessibles. Quand ils s'apprêtent à marcher vers le stage, à 200 pieds, il y a un couloir qui se forme. Tu ne peux pas les approcher.»

Une seule fois Fred Fortin (bassiste de Galaxie également Jeannois d'origine) s'est retrouvé à proximité d'un des Rolling Stones.

«Fred marchait à côté de Keith Richards. Il ne s'en rendait pas compte. C'était magnifique», raconte Olivier Langevin.

Rien n'est laissé au hasard lorsqu'un groupe comme les Rolling Stones se produit. «Tout est calculé, prévu, il n'y a aucune défaillance possible», confirme le chanteur et guitariste.

C'est ce qui permet à Olivier Langevin d'affirmer que Galaxie a joué 38 minutes et 20 secondes.

«J'avais un chronomètre à côté du stage», explique celui qui est heureux de la réception du public.

«On n'avait aucune attente. C'était vraiment l'fun. Les gens étaient gentils. Il y avait du monde du lac. La réaction était bonne quand on finissait de jouer. Les gens ont embarqué... même si on s'entend que ce n'était pas la même réaction que quand les Stones ont joué You Can't Always Get What You Want», rigole-t-il.

Les membres de Galaxie ont pu assister au spectacle de près.

«J'étais un peu triste parce que j'avais l'espérance de pouvoir regarder le spectacle «backstage». On avait une place pour se promener en arrière, mais on ne pouvait pas aller sur la scène. Il fallait aller en avant de la scène.»

Olivier Langevin a été charmé par le spectacle offert.

«Je trouve ça incroyable que les gars fassent encore un spectacle comme ça à cet âge-là. C'est rempli de vérité, ça fait du bien. C'est certain que les gars ne jouent plus autant qu'avant, le batteur a 74 ans! Mais ils font ce qu'ils ont à faire comme dans le temps. Ils jouent leurs pièces sans feu d'artifice, sans séquence, rien n'est trafiqué, c'est incroyable. C'était même touchant.»

Après une journée de repos, Galaxie se produira dans le cadre du Festival des bières du monde de Saguenay ce soir, sur la Zone portuaire de Chicoutimi.

Le groupe sera ensuite à Place de la Traversée, jeudi le 23 juillet.

«Ça va être tout aussi l'fun. On a hâte de voir notre monde.»

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