Térez Montcalm

Le bonheur de chanter en français

C'est une Térez Montcalm rayonnante qui a présenté... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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C'est une Térez Montcalm rayonnante qui a présenté son nouvel album récemment, lors d'une visite au journal. Quand on s'aime regroupe uniquement des pièces en français, dont un texte de Claude Nougaro que la Québécoise a mis en musique.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le plaisir.

Avant même d'écouter le nouveau disque de Térez Montcalm, Quand on s'aime, c'est le sentiment que dégage l'artiste sur la photographie captée par son amie Laurence Labat. On la voit au volant d'une décapotable, le siège arrière étant occupé par deux chiens qui ont l'air d'admirer le paysage. Il y a un cours d'eau, une belle ligne d'arbres et du bleu dans le ciel. La vie parfaite.

«C'est drôle parce que tout le monde me parle de cette photographie, la plus jolie de mes huit pochettes d'albums. L'idée est venue de Laurence et de ma gérante (Véronique Croisile). On a fait la session à Montréal, au bord du fleuve, et rien n'a été trafiqué. Ce sont vraiment mes chiens (Pompon et Poupée) et ils ont regardé du bon côté au bon moment», a raconté la chanteuse il y a quelques jours, à la faveur d'une visite au journal.

Laurence Labat souhaitait immortaliser les chiens de Térez Montcalm depuis des lunes. Elle s'est montrée aussi patiente que l'artiste qui, elle, rêvait depuis longtemps d'enregistrer un album en français. Ses fans le réclamaient, une demande qui revenait constamment lors des séances de signatures. Ils se montraient d'autant plus insistants qu'en spectacle, la chanteuse intègre souvent des pièces écrites dans sa langue maternelle.

«Les gens aiment ça et moi-même, je n'ai jamais eu de misère avec le français. Le problème était de trouver suffisamment de compositions pour faire un disque, ce qui n'est pas évident. Mais un jour, on s'est décidés et c'est arrivé», relate Térez Montcalm. Quand on s'aime a été lancé le 4 mai, au Québec, tandis que la France le verra apparaître sur son écran radar à la fin de l'été.

Un cadeau signé Nougaro

Pour une fois, on peut jauger le produit en se fiant sur son look. Au charme que dégage la pochette correspondent les arrangements soyeux concoctés par Térez Montcalm, de concert avec Gil Goldstein. «J'adore la façon dont il travaille, note la chanteuse. On s'était bien préparés avant d'entrer en studio, un endroit que je déteste parce que c'est tellement froid. Il a suffi de deux ou trois prises pour mettre les pièces en boîte et souvent, la première était la meilleure.»

La chanson qui donne son titre à l'album, celle qui l'ouvre également, est de Michel Legrand. Suit Black Trombone, un air du Gainsbourg première manière, celui d'avant Initials B.B., d'avant Je t'aime, moi non plus. Sidney Bechet, lui, est représenté par Petite fleur, tandis que Jean-Pierre Ferland ajoute une touche québécoise avec Que veux-tu que je te dise? , l'une de ses immortelles.

Celui qui trône à la place d'honneur est cependant Claude Nougaro, auteur de deux titres. Térez Montcalm reprend Docteur, traduction de la chanson Fever. Elle a aussi mis en musique un texte du Toulousain, Chagrin d'amour, qui lui a été confié par sa veuve. «Elle me suit depuis l'album Voodoo, explique la chanteuse, qui se sent privilégiée d'avoir reçu un tel cadeau. J'ai essayé de coller le plus possible à l'univers de Nougaro. Je suis sûre que ça va intéresser les Français.»

Deux autres plages ont été écrites par ses soins et une ultime reprise, Que reste-t-il de nos amours? , ferme l'album. «Celle-là, je l'ai souvent faite en spectacle et je l'aime depuis toujours. La mélodie, les paroles, sont superbes. Le ton est mélancolique et quand je plonge dans mes souvenirs, j'entends ma mère chanter ça à pleine gueule dans notre appartement de Montréal», fait-elle observer.

Fière du nouvel enregistrement, l'artiste a le goût de le présenter dans les salles du Québec, y compris celles qui se trouvent à l'extérieur du 514. «Je joue avec Lorraine Desmarais, qui est au piano. On aimerait venir dans l'est, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'aurai beaucoup de travail en Europe dans les prochains mois, mais il y aurait moyen de planifier quelque chose en vue de la saison 2016-2017», laisse entendre Térez Montcalm.

dcote@lequotidien.com

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