Vitrail de Guido Nincheri

Une nouvelle vie à La Pulperie

Le descendant de Guido Nincheri, l'artiste derrière ce... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le descendant de Guido Nincheri, l'artiste derrière ce virail et de nombreux autres dans la région, Roger Boccini-Nincheri, se réjouit de voir que l'oeuvre de son aieul sera préservée, grâce notamment au travail de l'artiste-verrier Harold Bouchard.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Catherine Doré
Le Quotidien

Une oeuvre de Guido Nincheri a maintenant une nouvelle vie. Un imposant vitrail formé de trois panneaux, autrefois situés dans la chapelle de la résidence des soeurs du Bon-Pasteur, sur la rue du Séminaire à Chicoutimi, peut désormais être admiré à La Pulperie de Chicoutimi. Cette acquisition du musée régional n'aurait pu avoir lieu sans le labeur d'une multitude d'intervenants. Un travail de près de 120 heures ayant nécessité des investissements de 10 000$.

Le vitrail, d'un peu plus de quatre mètres de haut, a été inauguré mardi en présence de deux soeurs de la communauté religieuse, soeur Thérésa Rounds et soeur Cécile Larouche, de même que le petit-fils de Guidon Nincheri, Roger Boccini-Nincheri.

Logée dans un caisson de bois noir fait sur mesure, l'oeuvre créée en 1927 prend vie grâce à un éclairage de diodes électroluminescentes (DEL), qui lui rend justice. Ainsi, pour une rare fois, il est possible d'admirer de très près tout le travail de ces artisans d'autrefois. Plutôt que d'être en hauteur derrière un autel, le vitrail n'est plus qu'à quelques centimètres des yeux du visiteur. Chaque détail, des visages aux orteils des personnages, en passant par l'oeil menaçant du serpent, prend vie.

«Guido Nincheri était aussi reconnu pour ajouter des effets trois dimensions à des oeuvres qui ne l'étaient pas. C'était un fresquiste à la base, avant de faire du vitrail», explique Harold Bouchard, de l'atelier À l'an verre, qui a obtenu le mandat de restaurer l'oeuvre.

L'éclairage DEL a été préféré aux fluorescents pour offrir une plus grande longévité à l'oeuvre, en plus de correspondre davantage à la lumière naturelle.

Directrice des collections et de la recherche, Cathleen Vickers a raconté en détail «la petite histoire de ce grand projet». Après un cri du coeur de Pierre Mazurette, le mandat a été confié à l'artiste-verrier Harold Bouchard de restaurer le vitrail pour qu'il soit transporté. Puis, «l'étincelle du projet», selon Mme Vickers, aura été Jacynthe Lavoie, qui s'est investie bénévolement pour trouver les fonds nécessaires. Enfin, Jean Rasmussen a une fois de plus mis son talent au profit de la structure qui allait accueillir le vitrail.

«Il a fallu une action rapide pour préserver cette oeuvre», rappelle Mme Vickers.

Travail de moine

La tâche n'aura pas été de tout repos.

«Disons que le vitrail était là depuis 1927 dans un cadre de bois, et, avec les années, il n'avait pas nécessairement envie de sortir de là!», raconte Harold Bouchard.

«Au fil des ans, il y a une certaine fragilité qui s'installe. Le fil de plomb peut s'oxyder à certains endroits. Nous avons été chanceux, il n'y a pas eu de bris de verre, ce que nous souhaitons toujours éviter. Ç'a été un travail très minutieux.»

Il restait encore un détail de taille: trouver un emplacement permanent pour la création de Nincheri.

«Au départ, le mur qu'on m'avait donné ne convenait pas. Ici, j'ai pu aller chercher le maximum d'espace entre les panneaux pour respecter l'original», résume M. Bouchard.

À l'origine, le vitrail avait été commandé par la famille Murdock. L'inscription «Don de Mme John Murdock» peut être lue dans le bas du vitrail. La Pulperie a obtenu cette pièce d'histoire grâce à un don des Résidences du Séminaire S.E.C.

«Aujourd'hui, une telle pièce serait inaccessible», rappelle Mme Bouchard.

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