Angélique Kidjo chantera à Chicoutimi

Une prise majeure pour le FIRM

Celle qu'on présente comme la femme la plus... ((Archives la presse, Olivier Pontbriand))

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Celle qu'on présente comme la femme la plus célèbre d'Afrique, Angélique Kidjo, chantera le 28 juillet à Chicoutimi, à l'invitation du Festival international des Rythmes du Monde.

(Archives la presse, Olivier Pontbriand)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le spectacle d'ouverture du Festival international des Rythmes du Monde (FIRM) mettra en vedette Angélique Kidjo. La chanteuse originaire du Bénin se produira le 28 juillet à 21h, sur la grande scène dressée à l'angle des rues Racine et Bégin, à Chicoutimi.

Il s'agira d'un rendez-vous historique à plus d'un titre. Jamais le festival n'a versé un aussi gros cachet pour un artiste, ce qui ne tient pas du hasard. À l'échelle internationale, cette femme jouit d'un rayonnement encore plus grand que Rachid Taha et Alpha Blondy, qui ont participé aux récentes éditions du FIRM.

«J'ai reçu la confirmation ce matin et ce que le public verra, ce ne sera pas la version économique de son spectacle, puisqu'il y a neuf billets d'avion. On a dû couper ailleurs pour respecter le budget, mais c'est le genre d'occasion qui, peut-être, ne reviendra jamais», a souligné le directeur Robert Hakim hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Récipiendaire de trois Grammy Awards, le plus récent ayant été attribué en janvier dernier pour l'album Eve, Angélique Kidjo a déjà partagé la scène avec Bono et Peter Gabriel, en plus de collaborer avec le compositeur Philip Glass, ainsi que le Kronos Quartet. Autre signe de sa notoriété: elle est aussi ambassadrice de bonne volonté pour l'UNICEF.

Opération séduction

Au plan musical, Angélique Kidjo ne craint pas le mélange des cultures, même si la trame de base demeure intrinsèquement africaine. C'est la même chose pour les textes, écrits généralement dans les langues fon et yoruba héritées de son père et de sa mère.

«Suivant la tradition du continent, elle chante en assumant le rôle de conscience de la communauté», a écrit John Pareles, journaliste du New York Times, dans un reportage paru en 2014. Il ajoute que l'artiste a quitté le Bénin en 1983 pour s'établir à Paris. Celle qui vit aujourd'hui à Brooklyn avait fui la censure imposée par une dictature communiste.

C'était la première fois que le FIRM tentait d'amener Angélique Kidjo à Chicoutimi, une opération séduction amorcée il y a quelques mois. Il fallait s'entendre sur le cachet et aussi sur la date, ce qui explique que la négociation fut relativement longue.

Il restait encore des fils à attacher la semaine dernière, lors de la conférence de presse consacrée à la programmation. C'est pour cette raison que la case du 28 juillet laissait voir un blanc. On savait juste que la deuxième scène, celle qui se dresse à l'angle des rues Bégin et Labrecque, serait animée par le groupe Haïtien Rara Soley.

Quant à la scène principale, elle accueillera la cérémonie d'ouverture, une activité protocolaire à laquelle succédera le spectacle du groupe City Barôkè, mené par le Saguenéen Marcellin Gbazaï. Ce sera, en quelque sorte, la première partie d'Angélique Kidjo.

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