Festival de la chanson de Tadoussac

Bilan positif, mais des nuages à l'horizon

Le directeur général du Festival de la chanson... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

Le directeur général du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton, voit poindre de sombres nuages, ceux qui menacent les festival culturels tenus en région. Il se réjouit cependant du bilan positif de l'édition 2015, qui générera un léger surplus.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Le public chanson est demeuré stable, tandis qu'on relève une petite augmentation en ce qui touche le public festif. Ça nous permettra de réduire un peu notre déficit accumulé. Il joue entre 30 000 $ et 35 000 $», a mentionné le directeur général du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

L'heure était au bilan, hier après-midi, celui de la 32e édition de l'événement. Tenue sous le soleil de bout en bout, elle a généré un fort achalandage au village. Les salles et chapiteaux n'ont pas désempli, malgré le pouvoir d'attraction exercé par les terrasses.

Le problème est que derrière ces résultats positifs se cache une tendance de fond. Hors des grandes villes, il est de plus en plus difficile de faire vivre la culture, de porter à bout de bras des festivals comme celui de Tadoussac. «En région, ils sont en voie de disparition», venait d'affirmer Charles Breton au cours du spectacle de clôture.

Appelé à préciser sa pensée en entrevue, le directeur général a soutenu qu'on approchait du point de rupture. «L'élastique est étiré fort, a-t-il avancé. On voit diminuer les commandites et le gouvernement présente comme une bonne nouvelle le statu quo dans les subventions. L'iceberg des festivals en région, on le voit arriver depuis longtemps.»

À propos de Juliette Gréco, enfin, Charles Breton croit que sa présence à Tadoussac fut positive. «Ça a généré un impact médiatique important et on a senti que les gens voulaient saluer cette dame en assistant à son spectacle. Trois ou quatre personnes seulement ont demandé un remboursement parce qu'il a pris fin plus tôt que prévu», note Charles Breton.

Il estime que la tenue de cet événement, dont l'idée était venue du clan Gréco, a représenté un beau défi pour le comité organisateur. La seule chose que regrette le patron du festival est que la dame de 88 ans soit arrivée jeudi. «Deux ou trois jours plus tôt, ça lui aurait donné le temps de se remettre du décalage et du transport», laisse-t-il entendre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer