La nouvelle mine d'Ariane Moffatt

Ariane Moffatt sera de retour dans la région... ((Courtoisie))

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Ariane Moffatt sera de retour dans la région le 30 avril, à la faveur d'un nouveau spectacle épousant les couleurs de l'album 22h 22.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Sur l'album 22h22, le plus récent d'Ariane Moffatt, deux chansons se tiennent compagnie: Nostalgie des jours qui tombent et Debout. À elles seules, ces compositions résument l'état d'esprit qui anime l'artiste à quelques jours du spectacle qu'elle donnera le 30 avril, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

C'est une femme qui voit le temps filer à une vitesse qui s'accélère constamment, dont la vie a pris une couleur différente après la naissance de ses jumeaux Paul et Henri. En même temps, elle conserve ses réflexes d'"entertainer", le goût de faire bouger le public avec sa musique.

«J'ai écrit La nostalgie des jours qui tombent au lendemain du party où on a célébré mes 35 ans. Vieillir dans le milieu de la musique, c'est différent», a souligné Ariane Moffatt il y a quelques jours, lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Couplé à l'arrivée des garçons, ce sentiment a nourri plusieurs des textes figurant sur l'album. Il montre une femme questionnant son rapport au monde, une femme qui ne veut pas vivre en solo même si c'est à la mode, qui est troublée par la violence ambiante dans Les tireurs fous, qui cherche une forme de transcendance (Toute sa vie).

«Je dis parfois que c'est mon album existentialiste. L'élément déclencheur fut la réalité de devenir mère, le genre d'événement qui remet les choses à leur place. Ce sont des émotions que je trouve le fun d'évoquer», fait remarquer la chanteuse.

Comme Gregory Charles

Ceux qui apprécient l'ambiance des spectacles d'Ariane Moffatt, alors qu'elle et ses camarades transforment la salle en piste de danse, concoctent des arrangements qui flattent les tympans, constateront que sa nouvelle vie ne l'a pas affadie. Un mur de son va porter les compositions et comme toujours, il sera vierge de toute guitare.

«Comme il n'y a aucune séquence, on ne fait jamais la même chose d'un soir à l'autre. Ça reste vivant parce qu'on trouve important d'avoir la possibilité d'improviser. La musique électro n'est pas synonyme d'absence d'émotion», plaide la chanteuse.

Heureuse sur scène

Se disant aussi heureuse sur scène qu'un enfant dans son carré de sable, elle profite de la tournée naissante pour vivre une nouvelle expérience: une séquence piano-voix exécutée en solo. Plus étonnant encore, ce segment permet au public de lui adresser des demandes spéciales.

«Je fais une Gregory Charles de moi. Je demande aux gens de soumettre des titres de chansons, une chose que je peux me permettre après avoir produit cinq albums en 15 ans», lance Ariane Moffatt en riant. Autre fantaisie: elle s'autorisera une reprise de Phil Collins, In The Air Tonight.

Cette version s'inscrit dans la foulée de Running Up That Hill, le succès de Kate Bush qui avait été intégré au spectacle précédent. «Ce n'est pas nécessairement ma pièce préférée, mais je trouve ça plaisant de m'approprier la chanson d'un autre. J'aime aussi le fait que les gens ne s'attendent pas à ça», énonce l'artiste.

Chicoutimi constituant son unique escale au Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle a lancé une invitation aux membres de sa famille, dont plusieurs vivent au Lac-Saint-Jean. «J'ai des oncles, des tantes et des cousins là-bas. J'espère qu'ils viendront faire un tour», indique la petite-fille d'Édouard Moffatt, dont un aréna a longtemps porté le nom à Alma.

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