Lancement d'un recueil de poésie vendredi

Claude Bouchard a trouvé son fil conducteur

Claude Bouchard lancera son premier recueil de poésie... ((Photo courtoisie, Sophie Gagnon-Bergeron))

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Claude Bouchard lancera son premier recueil de poésie vendredi, au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière. Il a pour titre Légers fantômes.

(Photo courtoisie, Sophie Gagnon-Bergeron)

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Daniel Coté
Le Quotidien

D'habitude, c'est elle qui reçoit les autres, qui les aide à trouver leur public à la faveur d'événements comme la Nuitte de la poésie et les soirées organisées par les Poèmes animés. La différence est que vendredi, ce sera au tour de Claude Bouchard d'occuper le devant de la scène, puisqu'elle lancera un premier recueil ayant pour titre Légers fantômes.

«Je trouve ça assez étrange comme expérience. La semaine dernière, par contre, des amis rencontrés au Salon du livre de Québec m'ont dit qu'il était temps que ça arrive», a confié l'auteure hier, à l'occasion d'une entrevue accordée au Quotidien.

Deux facteurs ont justifié ce délai. L'un d'eux découlait du festival Regard sur le court métrage au Saguenay, où elle a oeuvré pendant plusieurs années à temps complet. Sa tâche ayant été allégée, il est devenu plus facile de s'investir dans l'écriture.

Ce qui a fait problème, simultanément, c'était l'absence d'un fil conducteur. Claude Bouchard ne voulait pas présenter des poèmes sans lien entre eux, mais le thème a mis du temps à se cristalliser. «Je me suis alors souvenue de mon enfance et j'ai eu le goût d'explorer ce monde perdu. C'est pour ça que le livre s'appelle Légers fantômes», explique la poétesse.

Un paradis perdu

L'ouvrage que les amateurs de poésie sont invités à découvrir vendredi à 17h, au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière, évoque une tranche de vie dans laquelle plusieurs se reconnaîtront. Née à Bégin, l'auteure a migré à Jonquière à l'âge de deux ans. Sa famille résidait au coin des rues Saint-Dominique et Angers, dans un quartier où on avait le bonheur facile.

«Il y avait des arbres et plein d'enfants dans les rues, un espace où il était possible de jouer au ballon-prisonnier sans que les automobilistes soient offusqués. C'était agréable de vivre à cet endroit et je suis contente d'avoir eu le temps d'être une enfant. Aujourd'hui, plein de jeunes ont un agenda», fait observer Claude Bouchard.

Le quartier a des airs de paradis perdu, puisque les arbres ont été coupés et qu'il n'y a plus d'enfants. Légers fantômes le ramène donc à la vie, tout en évoquant une autre dimension de la jeunesse de l'auteure: les samedis et dimanches passés dans les chalets de Bégin et Chute-des-Passes, où son père trouvait une forme d'équilibre.

«Il n'aimait pas la ville et c'est pour ça que l'hiver, on allait à Bégin, tandis que l'été, c'était Chute-des-Passes. On était semi-nomades», rapporte Claude Bouchard, qui lira quelques extraits de son livre au cours du lancement. Elle précise que l'entrée est gratuite et que le recueil, publié par Les Éditions Trois-Pistes, sera vendu moins cher qu'en librairie.

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