Conservatoire de musique de Saguenay

Fin du repli

Louise Bouchard est maintenant directrice de plein droit,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Louise Bouchard est maintenant directrice de plein droit, au Conservatoire de musique de Saguenay. L'un de ses objectifs consiste à hausser le nombre d'élèves, qui a plafonné à 43 au cours de l'année qui s'achève.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

«Je ne pensais pas aimer autant ça. J'ai l'occasion de créer le conservatoire de demain», confie Louise Bouchard à la fin de l'entrevue.

Elle qui assurait l'intérim depuis l'automne dernier vient d'être confirmée au poste de directrice du Conservatoire de musique de Saguenay. Après la crise provoquée par la menace de fermeture qui planait sur cette institution, la décision du gouvernement provincial de freiner le couperet confère à sa nomination une tout autre dimension.

C'est pour cette raison que jeudi, lors de sa rencontre avec le représentant du journal, Louise Bouchard a fréquemment évoqué les appuis recueillis au plus fort de la tourmente. Le fait qu'ils ne provenaient pas uniquement du milieu culturel a montré à bien des gens, y compris à l'interne, à quel point la communauté tenait à son conservatoire.

«Même si je croyais au conservatoire, à ce moment-là, j'étais sûre qu'il fermerait. C'était donc fantastique de voir que des gens étaient prêts à se battre. Ça m'a donné encore plus d'énergie et aujourd'hui, on a un beau défi à relever», fait observer la directrice.

Le recrutement, une priorité

Parmi les priorités de Louise Bouchard, la hausse du nombre d'élèves se situe près du sommet. Ils étaient 43 au cours de l'année 2014-2015 et elle souhaite atteindre le plateau de 70 à moyenne échéance. Ça ne se fera pas en un tournemain, mais déjà, des indices positifs émanent de la phase de recrutement amorcée récemment.

Le simple fait que 17 dossiers de candidature aient été soumis par des recrues, comparativement à sept il y a un an, constitue un motif de réjouissance. Il reste à voir combien d'aspirants franchiront avec succès l'étape des auditions. En attendant, il est légitime d'anticiper une bonne récolte.

«On sent l'impact de projets comme les visites de musiciens dans les écoles, ce que font notamment David Ellis et Nathalie Camus depuis quelques années. La création d'une harmonie destinée aux jeunes âgés de dix à 15 ans, le samedi matin, a aussi joué un rôle», estime Louise Bouchard.

L'offre de cours pourrait également bouger, même s'il ne sera pas simple d'aller au-delà des instruments d'orchestre, ainsi que de l'orgue et du clavecin, qui ont rang de priorités présentement. «La question se pose, mais nous devrons trouver un équilibre, tout en demeurant à l'intérieur de notre budget», avance la directrice.

Le cadre est serré, en effet. Québec a injecté de l'argent neuf afin d'atténuer le poids du déficit accumulé, une bonne nouvelle qui aura cependant peu d'impact sur les opérations. Le plus important, au fond, est le signal qui a été envoyé. En haut lieu, on a compris le message et le réseau des conservatoires est sorti de sa phase de repli.

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