Maria Chapdelaine

Labrecque fera revivre la légende

Le cinéaste Jean-CLaude Labrecque tient sa promesse de... ((Courtoisie))

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Le cinéaste Jean-CLaude Labrecque tient sa promesse de diffuser le film à Péribonka avant sa sortie en salle.

(Courtoisie)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

La légende de Maria Chapdelaine revivra demain soir à la salle de spectacle qui porte son nom à Dolbeau-Mistassini pour la projection spéciale du documentaire du cinéaste Jean-Claude Labrecque Sur les traces de Maria Chapdelaine.

Le documentariste est retourné en 1934 pour marcher dans les traces du réalisateur français Julien Duvivier, venu tourner une adaptation du célèbre roman de Louis Hémon dans ce pays lointain de glace et de moustiques. Labrecque fait revivre celle qui était en proie de devenir un souvenir oublié.

« J'aimerais que les femmes qui assisteront à la représentation portent une tresse comme le faisait Maria Chapdelaine en 1934 sur le bord de la rivière Péribonka. Ce serait un bel hommage à l'héroïne du roman de Louis-Hémon », a fait valoir Jean-Claude Labrecque lors d'une entrevue téléphonique avec Le Quotidien.

Le cinéaste québécois est retourné à Péribonka en 2013 pour se rappeler ce qui avait était fait il y a 80 ans. « Il y avait une équipe de 60 personnes, partie d'Europe, pour traverser l'océan et tourner ici avec un gros attirail cinématographique dans le froid et l'éloignement. C'était vraiment une grande aventure », souligne Jean-Claude Labrecque avec admiration.

Les gens de Péribonka ne s'entendaient pas sur les lieux de tournage de la superbe scène montrant François Paradis (Jean Gabin) et Maria Chapdelaine (Madeleine Renaud) sur le bord de la rivière quand il lui dit qu'il partira tout l'hiver pour revenir au printemps. « Nous avons mis la main sur un film de J. E. Chabot de Roberval, qui avait filmé des images du tournage du film en 1934. C'est là que nous avons pu voir un pont derrière les eaux de la rivière Péribonka qui nous indique précisément le lieu où a été tourné cette scène », détaille le réalisateur encore impressionné d'avoir pu découvrir une pellicule vieille de 80 ans, en couleur.

Jean-Claude Labrecque avoue avoir été séduit, comme le furent Louis-Hémon et le cinéaste Julien Duvivier, par l'accueil proverbial des gens de Péribonka. « Il y a une force locale où les gens, comme cela est dit dans le film en 1934 et répété encore aujourd'hui, avaient la couenne dure pour résister à l'hiver et aux conditions difficiles de vie: "Un pays sans pitié et sans douceur".»

Le cinéaste avait promis aux gens du village de revenir leur présenter le film avant sa sortie en salle et il tient sa promesse aujourd'hui. Il sera sur place avec une bonne partie de l'équipe de tournage pour le tapis rouge. Le film produit en collaboration avec l'Office national du film du Canada (ONF) est d'une durée d'une heure et montre des témoignages d'aujourd'hui avec des images d'autrefois, un documentaire plein de vie qui remet Maria Chapdelaine au goût du jour.

La première régionale du film est diffusée en collaboration avec le Musée Louis-Hémon à 19 h à la salle de spectacle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini. Nicolas Lévesque (deuxième caméra) et Ken Allaire (prise de son) assisteront à la projection en compagnie de Jean-Claude Labrecque. La projection spéciale est gratuite pour les membres du Musée Louis-Hémon, sinon la séance est au coût de 5 $, ce qui permet également d'obtenir la carte de membre du Musée.

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