Cécile Doo-Kingué Au k-baret d'Arvida

Retour d'une artiste engagée

Cécile Doo-Kingué promènera ses blues au K-Baret d'Arvida... ((Courtoisie))

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Cécile Doo-Kingué promènera ses blues au K-Baret d'Arvida à la fin du mois.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Cécile Doo-Kingué poursuivra ses fréquentations avec la région, les 26 et 27 mars. La Montréalaise née à New York de parents camerounais donnera deux spectacles au K-Baret d'Arvida en compagnie d'une paire de musiciens. Son nouvel album, une chose intéressante ayant pour titre Anybody Listening Pt. 1: Monologues, y occupera une place de choix.

«Ce sera ma troisième visite au K-Baret, une place où on a souvent ''trippé''. J'ai aussi participé au Festival jazz et blues de Saguenay, à l'occasion d'un spectacle tenu à Chicoutimi. On s'apprivoise bien», a décrit l'artiste d'un ton joyeux, mercredi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Une partie du matériel sera livrée en solo, ce qui reflète l'approche épousée lors de l'enregistrement de l'album, son troisième en carrière. Elle l'a créé toute seule, guitare et voix, comme à ses débuts dans le métier. «Ça m'a ramenée à mes racines musicales. Je voulais aussi éviter de noyer les messages dans les arrangements», explique la chanteuse.

Le racisme l'interpelle au plus haut point, ce qui a donné naissance à Six Letters, un vibrant plaidoyer en faveur de la tolérance. Ça la désole de constater que le mot dont il est question, nigger, revient à la mode dans certains milieux, notamment au sein de la communauté hip-hop.

«Il est utilisé par des gens qui ne mesurent pas sa portée. Or, ce terme a servi à assujettir tout un peuple, à légitimer les atrocités commises à son endroit. Je ne veux pas voir ce mot réhabilité», fait observer Cécile Doo-Kingué. Dans la même foulée, Bloodstained Vodka condamne l'homophobie dans laquelle baigne la Russie de Poutine.

«J'en ai contre l'hypocrisie des Occidentaux qui ont fermé les yeux sur ses lois homophobes afin de participer aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi», mentionne l'invitée du K-Baret, qui aborde aussi des thèmes comme la solitude et la sexualité sur Monologues. Elle le fait en empruntant des accents blues, son genre musical de prédilection.

Influencée par des pionniers tels Freddie King et T-Bone Walker, l'artiste affirme que le blues ratisse plus large que les histoires d'alcool et de coeurs brisés auxquelles on l'associe d'emblée. «Il est souvent contestataire et peut se mêler à tous les styles. Il n'a jamais cessé d'évoluer», fait valoir Cécile Doo-Kingué.

Sa décision de jouer seule et en trio, à Arvida, donne la couleur des albums qui compléteront la trilogie ouverte avec Monologues. Le deuxième volet, qui sortira à l'automne, regroupera de nouvelles pièces, ainsi que des reprises sollicitant différents collaborateurs, dont une section rythmique et un certain nombre de chanteurs.

Le troisième disque, lui, fera la part belle aux enregistrements «live». C'est pour voir comment les voix changent, énonce l'artiste, qui rit de bon coeur lorsqu'on évoque la liberté d'action que nécessite un projet de cette nature. «Une chance que je ne suis pas liée à une compagnie commerciale», lance Cécile Doo-Kingué.

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