En spectacle hier soir, à La Baie

Irvin Blais, le chanteur heureux

Sur cette photographie captée hier, à La Baie,... ((Photo Mariane L. St-Gelais))

Agrandir

Sur cette photographie captée hier, à La Baie, Irvin Blais montre que la notion de plaisir fait partie de son ADN, autant que du spectacle qu'il promène sur les routes du Québec.

(Photo Mariane L. St-Gelais)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Du country corsé, presque rock par moments. Beaucoup de violon, tantôt pleureur, souvent nerveux. Des histoires de routes et de chantiers, de gars qui s'ennuient de leur blonde, qui viennent de la perdre et qui veillent tard. Tel est le monde d'Irvin Blais que ses fans ont retrouvé hier soir, lors d'un spectacle présenté au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

Ils occupaient la moitié du parterre et leur ferveur était perceptible avant même l'arrivée de leur ami gaspésien. Bière en main dans bien des cas, ils portaient fièrement leur chapeau de cowboy et placotaient en attendant que résonnent les premières notes.

«J'ai hâte de danser et j'espère que vous connaissez les paroles parce que je veux pas me tromper de mots», a lancé une dame à ses voisins de rangée. Le ton était léger et c'est dans le même état d'esprit qu'Irvin Blais s'est pointé sur la scène en évoquant les plaisirs de l'été, cette saison qui paraît si lointaine qu'on aurait dit un conte futuriste.

Sur la pièce suivante, Mais qu'tu t'en ailles, il a parlé de changer les serrures de la maison et du chalet, mais on ne sentait aucune animosité parce que cet homme chante d'un ton toujours égal ce qui ne l'empêche pas de le faire avec autorité. Il ne bouge pas, non plus, et ça ne fait rien. Le contact avec les gens est immédiat. L'adhésion profonde.

Sur Loin d'che nous, c'est une autre atmosphère qui se dessine, mélange de mélancolie et d'espoir. La distance a de l'importance quand la famille est loin, mais elle peut aussi devenir une drogue, ce dont témoignent les nombreuses chansons de routes qui ont émaillé la soirée.

Une fois c'est l'Abitibi, puis la Gaspésie, puis la 175 Nord, à croire qu'Irvin Blais est commandité par le ministère du Tourisme. On sent qu'il aime profondément son Québec et le beat serré qui accompagne ces compositions à forte teneur en goudron donne le goût de partir avec lui sur un «nowhere». Dans son évangile à lui, la route, c'est la vie.

Plus la soirée avançait, plus les gens dansaient dans les allées et plus ils criaient fort, signe que certains ne carburaient pas juste au country. On remarquait moins les espaces vides et la température a monté de quelques degrés lorsque le groupe a entamé Le temps de la chasse.

Cet hymne joyeusement débridé était hors de saison et nul n'aurait songé à s'en formaliser. C'était trop plaisant de se laisser porter par le rythme et de s'imaginer avec Irvin Blais par un matin cotonneux, en route vers de nouvelles aventures.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer