La mutation de Salomé Leclerc

Salomé Leclerc est fière de présenter son deuxième... ((Photo Rocket Lavoie))

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Salomé Leclerc est fière de présenter son deuxième album, 27 fois l'aurore, qui marque une mutation par rapport à l'opus précédent, Sous les arbres.

(Photo Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Comment évolue le son d'une artiste? Que se passe-t-il entre deux albums, alors qu'il y a les spectacles à donner, de nouvelles chansons à écrire, pour que sa personnalité musicale marque une évolution sans renier ce qui a été accompli? C'est l'expérience qu'a vécue Salomé Leclerc après la sortie de son premier CD, Sous les arbres, il y a quatre ans.

«Le premier changement est survenu pendant la tournée. J'avais commencé à la guitare acoustique. Le ton était plus folk, puis j'ai essayé la guitare électrique et j'ai aimé ça», a raconté la jeune femme jeudi, à l'occasion d'une visite au journal.

Cette mutation a eu lieu avant son passage au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière, l'une des escales les plus chères à son coeur. Ce lieu était déjà familier, il faut dire. Plusieurs fois, pendant sa formation en Arts et technologies des médias (elle était inscrite en production télévisuelle), l'étudiante du Cégep de Jonquière y avait poussé la note avec des amis.

«La musique avait toujours été présente dans ma vie, mais je n'avais pas le ''guts'' de dire que je ne fais que ça. C'est pour cette raison qu'après avoir participé à un tournage à la caméra, j'étais allée à Jonquière. Après, j'ai essayé de trouver une job et ça n'a pas marché. Puis j'ai rencontré celui qui est devenu mon gérant», raconte Salomé Leclerc.

Ensemble, ils ont établi un plan de match qui a mené, quatre ans plus tard, à la sortie de Sous les arbres. Le succès critique fut immédiat et dans le contexte de la musique émergente, le succès populaire fut aussi au rendez-vous. On a salué la fraîcheur des compositions et c'est là que l'artiste reprend le fil de l'histoire, celle du son qui évolue.

«Plusieurs avaient dit: ''Le premier est bien, mais on attend la suite''. Il y avait donc une pression qui s'est ajoutée au stress qu'on s'impose soi-même, lorsqu'est venu le temps de préparer le deuxième disque, 27 fois l'aurore. J'avais le désir de pousser plus loin», fait observer Salomé Leclerc.

Les versions plus relevées qui avaient marqué la deuxième moitié de la tournée sont restées présentes dans son esprit, tout comme les enregistrements des groupes Atoms For Peace et Blonde Redhead, qui comptent parmi ses favoris. La guitare électrique fut donc ajoutée à l'équation, au même titre que le caractère organique qu'avait épousé son spectacle.

Avec Philippe Brault

La participation de Philippe Brault, coréalisateur du disque avec Salomé Leclerc, a aussi fait bouger le son. «On a intégré un côté électro, mais pas trop pour éviter que ça devienne froid. C'est Philippe qu'on entend aux claviers. En même temps, il y a du piano, ainsi qu'un trombone qui a été pas mal trafiqué", décrit la chanteuse en souriant.

Une fois de plus, la justesse de ces choix a été validée par la critique et le public. Tout ce qui manque pour compléter le portrait, c'est une tournée qui se mettra en branle au début de juin, dans quelques festivals, avant de migrer dans les salles du Québec et de l'Europe francophone à partir de l'automne.

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