Conférence de Martin Laporte

De plus en plus de drones au cinéma

Paul Hurteau de la compagnie Top Shot Image... ((Photo Rocket Lavoie))

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Paul Hurteau de la compagnie Top Shot Image et Martin Laporte, instructeur de cours de pilotage de drone ont rencontré les festivaliers hier après-midi à l'Hôtel Chicoutimi pour les entretenir sur les drones et la captation d'images aériennes. Les équipements ont piqué la curiosité des personnes présentes.

(Photo Rocket Lavoie)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Toutes ces images aériennes de qualité qui nous font rêver et que vous admirez dans les oeuvres cinématographiques sont souvent l'oeuvre de drones, ces engins téléguidés de plus en plus utilisés au cinéma. Ces récentes technologies ne peuvent pas être utilisées par n'importe qui, n'importe quand et n'importe où.

Dans le cadre des activités du marché du court à REGARD, Martin Laporte, passionné d'aviation et instructeur du premier cours de pilotage professionnel de drones léger en Amérique du Nord associé au Centre québécois de formation aéronautique du Cégep de Chicoutimi et Paul Hurteau de la compagnie Top Shot Image qui offre des services de tournage aérien ont fait connaître ces technologies aux festivaliers hier à l'hôtel Chicoutimi.

«Les clients ont des demandes de plus en plus exigeantes pour des images de qualité dans ce domaine et il faut être en mesure de soulever des caméras de 25 kg (55 livres)», a fait valoir Paul Hurteau comme entrée en matière.

En réponse aux participants, Martin Lapointe estime que pour un drone de qualité qui peut vous assurer de 15 à 18 minutes de vol avec une caméra garantissant une image HD à plus de 1,5 km de distance, il faut s'attendre à payer entre 10 000$ et 15 000$. «Il faut ajouter à cela une dizaine de batteries valant entre 500 et 700$ pour les utiliser sur des sites de tournages», détaille Martin Laporte.

Pour piloter des drones de façon professionnelle, il faut une formation attestée par Transport Canada. «On peut acheter un drone pour 1000$ (le petit fantôme) chez un marchand d'appareils électroniques, mais il faut se rappeler qu'on ne peut pas faire voler ces engins au-dessus des gens sans leur consentement, on ne peut pas les faire voler à moins de cinq milles d'un aéroport et à moins de cinq milles d'une habitation. Pour le reste ce sont les mêmes règles criminelles qui existent», a expliqué Martin Laporte qui n'a pas voulu entrer trop dans les détails de la réglementation.

La technologie en matière de drone avance cependant très rapidement. «Si on se compare à l'industrie de l'automobile, les drones actuels sont à leur industrie ce que les Ford Modèle T sont à l'industrie automobile», compare le professeur de pilotage.

«Pour les tournages dans les villes on utilise de plus en plus des systèmes de câblage pour déplacer les caméras qui sont dotées de système de stabilisation. Il suffit d'un machiniste qui déplace la caméra dans les directions désirées alors qu'un cadreur dirige la caméra à l'aide de sa tablette numérique en choisissant les tablettes qu'il désire», met en relief Paul Hurteau qui prépare une installation sur câble pour un combat de boxe avec des caméras aériennes aux quatre coins du ring qui seront manipulées à distance par des cadreurs qui capteront les images HD selon l'action.

Les drones feront de plus en plus partie de la vie quotidienne des preneurs d'images d'ici les prochaines années et Martin Laporte assure que l'évolution de la technologie sera beaucoup plus rapide que l'industrie automobile.

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