Concours musical international de Montréal

Une Félicinoise parmi l'élite

France Bellemarre... ((Archives Le Quotidien))

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France Bellemarre

(Archives Le Quotidien)

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Daniel Coté
Le Quotidien

La soprano France Bellemare, qui est originaire de Saint-Félicien, compte parmi les 24 interprètes sélectionnés en vue des quarts de finale du Concours musical international de Montréal. Tous les trois ans, c'est le chant qui est à l'honneur et la jeune femme est parvenue à se démarquer grâce à trois pièces enregistrées avec la pianiste Marie-Ève Scarfone.

Sur ce DVD, il fallait inclure une mélodie du répertoire français ou allemand, ainsi que deux airs d'opéra. La Jeannoise a proposé Chanson triste du Français Henri Duparc, L'Air des bijoux tiré du Faust de Gounod, de même qu'une composition de Rossini intitulée Tu che ti gel sei cinta, laquelle provient de l'opéra Turandot.

Deux jurys ont examiné les 123 dossiers provenant d'une trentaine de pays. Seuls étaient éligibles les chanteurs âgés de 20 à 33 ans et France Bellemare fait partie des dix Canadiens ayant survécu au processus de sélection. Ils affronteront huit collègues de la Corée du Sud, ainsi qu'un Américain, une Française, un Japonais, un Turc, une Belge et un Macédonien.

« J'avais choisi des pièces qui m'étaient familières et je me trouve chanceuse de faire partie d'un groupe qui comprend des gens exceptionnels, dont plusieurs sont des amis. Comme c'est le plus gros concours au Canada, ça me montre que je suis à la bonne place. C'est motivant », a commenté la soprano, hier, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Une source d'inspiration

Pour illustrer le calibre de la compétition qui, jusqu'à l'an dernier, accueillait 36 interprètes en quarts de finale, signalons la présence de la soprano Marianne Lambert parmi les heureux élus. « C'est une grosse pointure », note France Bellemare à propos de la tête d'affiche des deux dernières opérettes de la Société d'art lyrique du Royaume.

De son côté, la Félicinoise complète sa deuxième année à l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal et a appris, il y a trois jours, qu'elle serait de retour en 2015-2016. Elle peut s'inspirer de l'expérience vécue par un ancien membre de l'Atelier, Marianne Fiset, récipiendaire du Grand Prix en 2007.

« C'est ce qui l'a propulsée en Europe. Le concours donne de la visibilité, même si on ne remporte pas la finale. C'est une bonne chose à mettre dans son CV », commente France Bellemare. Elle précise que la prochaine manche aura lieu du 25 au 27 mai et que cette fois, les participants devront passer de 25 à 30 minutes face aux membres du jury.

Elle compte refaire les airs de Rossini et Gounod qui lui ont permis d'accéder à cette ronde. Il est même possible que l'interprète fasse toute la scène qui comprend L'Air des bijoux. « C'est difficile à organiser, mais si ça marche, ça peut se révéler payant », laisse-t-elle entendre.

Les règlements commandent aussi de livrer une pièce composée avant 1800 et la Jeannoise penche du côté de Bach. « Je suis en train de finaliser mes choix et bientôt, je rencontrerai Marie-Ève pour planifier les répétitions. Ce sera beaucoup de travail, mais pour réduire le stress, je dois m'arranger pour que ça roule tout seul », indique France Bellemare.

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