Une oeuvre en développement à La Corniche

La drôle de tête de Kevin Titzer

Kevin Titzer anime le centre-ville de Chicoutimi à... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Kevin Titzer anime le centre-ville de Chicoutimi à sa manière, depuis quelques semaines. L'artiste originaire des États-Unis crée une sculpture dans la vitrine de la galerie La Corniche.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Kevin Titzer est un homme de parole, et même un peu plus. Il avait promis d'aménager la vitrine de la galerie La Corniche, où ses sculptures sont exposées depuis le 12 février. La propriétaire Chantale Hudon s'attendait à ce qu'il place l'une de ses oeuvres au coeur d'un modeste aménagement, mais ce n'est pas comme ça que les choses ont tourné.

« Kevin a commencé par construire le plateau, une structure faite de bois recyclé. Ensuite, il a monté les poteaux, puis installé une arche au sommet. C'est une structure qui est constamment enrichie, sur laquelle ont été posés un crochet, des pinces à escargot, des lumières de Noël, une poulie et des épingles à linge », a raconté la galériste au Quotidien.

À tous les jours, ou presque, l'artiste originaire des États-Unis, qui vit désormais à Arvida, vient faire son tour à La Corniche. À l'intérieur de son drôle d'écrin, il a créé une sculpture relativement imposante, une tête constituée de fil de fer, de corde et de fragments de bois faisant penser à des rubans.

L'oeuvre attire les regards, d'autant que les promeneurs sont nombreux au centre-ville de Chicoutimi. C'est ce qu'a pu constater l'auteur de ces lignes il y a quelques jours, lors de l'entrevue réalisée dans la galerie de la rue Racine. Peu de gens passent devant la vitrine sans y jeter un oeil.

Un terrain de jeux

On pourrait croire que la sculpture est complétée, ne serait-ce qu'en raison du charme étrange qu'elle dégage. Pourtant, Kevin Titzer assure qu'il y travaillera jusqu'à la fin de l'exposition, ce qui est devenu sa véritable échéance. Il a épuisé sa réserve de bouts de bois, mais ce ramasseux dans l'âme n'est pas à court de ressources.

Près de la vitrine, au pied des tableaux accrochés au rez-de-chaussée, il y a plein d'objets en métal qui attendent de trouver une nouvelle vie. Engagé dans un « work-in-progress » sans l'avoir véritablement planifié, l'artiste ne fait pas mystère du plaisir que lui procure cette expérience.

« Les pièces regroupées au premier étage représentent la partie stressante de mon travail, tandis qu'ici, c'est moi en train de jouer. Ce projet a échappé à mon contrôle. Il s'est mis à vivre de lui-même », a mentionné Kevin Titzer en dessinant un large sourire.

C'est la première fois qu'il crée une oeuvre aussi imposante, la première fois aussi qu'il travaille sur le lieu d'une exposition de son cru. Il est vrai que la plupart du temps, ses sculptures sont acheminées à l'autre bout du continent. Il assiste au vernissage avant de retourner chez lui, ce qui ne favorise par la création in situ.

Signe que ce projet a quelque chose de magique, La Corniche sera le théâtre du premier vernissage de fermeture de son histoire, le 14 mars. On pourra s'y rendre de 10 h à 17 h afin de rencontrer l'artiste et son oeuvre, laquelle pourrait être intégrée au Festival international des arts de la marionnette, qui sera de retour à l'été 2015. Un affaire à suivre.

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