Martin Levac comme Phil Collins

Pas besoin de fermer les yeux

Dans le cas de bien des artistes qui... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

Dans le cas de bien des artistes qui personnifient des géants du monde de la musique, on se dit qu'il suffit de fermer les yeux pour avoir l'impression d'y être vraiment. Avec Martin Levac, pas besoin de fermer les yeux.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Serge Emond
Le Quotidien

«Tu devrais aller voir Martin Levac en spectacle. C'est pareil...» Depuis le temps qu'un de mes frères m'en vantait les mérites, il fallait bien que je finisse par l'écouter. Ça s'est produit hier.

«C'est pareil...» Évidemment, il parlait de Phil Collins. Depuis plus de 25 ans, l'artiste de Longueuil personnifie Phil Collins. Après avoir redonné vie aux classiques de la période Peter Gabriel de Genesis au sein du groupe The Musical Box, il s'est tourné vers la carrière solo de son idole. Reconnu comme le meilleur en son genre, il s'est arrêté au Théâtre Banque Nationale, hier soir, pour le premier de deux spectacles à Saguenay.

Et il avait raison, le frangin. Dans le cas de bien des artistes qui personnifient des géants du monde de la musique, on se dit qu'il suffit de fermer les yeux pour avoir l'impression d'y être vraiment. Avec Martin Levac, pas besoin de fermer les yeux. En fait, vaut mieux les ouvrir. Pendant un peu plus de deux heures, il se transforme en Phil Collins. Il lui ressemble comme deux cheveux qu'il n'a pas sur la tête. Il parle comme lui, chante comme lui, se déplace comme lui sur la scène et interagit de la même façon avec le public. Et quand il s'adresse aux spectateurs dans la langue de Molière, c'est en cassant son français et en suivant des phrases écrites sur une feuille pour être certain d'employer les bons mots.

Martin Levac est aussi un excellent batteur. Il l'a démontré à quelques reprises hier soir, notamment sur In the air tonight et dans un duo de batteries avec Mathieu Groulx. On aurait cru réentendre Phil Collins et son comparse de toujours, Chester Thompson.

Martin Levac donne un spectacle rodé au quart de tour. Il touche à toute la discographie de celui qui a pris sa retraite en 2011, de You can't hurry love à You'll be in my heart, du film Tarzan. Tous les succès y passent. Des plus tranquilles comme Against all odds et One more night aux plus rythmées comme Sussudio et Dance into the light.

Pour redonner vie aux succès de Phil Collins, Levac compte sur le support de sept musiciens de talent. Évidemment, il y a une section de cuivres, la Traffic Light horn section. Que serait Something happened on the way to heaven sans une bonne section de cuivres?

En ce vendredi de février, le clone de Phil Collins a aussi partagé la scène avec Cynthia Harvey pendant deux pièces. La chanteuse du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui participe aux spectacles de Martin Levac lorsqu'elle en a la possibilité, a donné un aperçu de son grand talent sur Find a way to my heart et Separate Lives. Un moment fort apprécié par le public, qui occupait la quasi-totalité des sièges du Théâtre Banque Nationale. Un public qui a savouré chaque instant de sa soirée. Pendant deux heures, il est retourné dans les années '80 et '90, cette fois avec l'impression d'avoir une vedette internationale à quelques mètres de lui. Des plans pour sortir des boules à mites mon vieux DVD d'un extraordinaire spectacle à Paris.

Martin Levac sera de retour sur la scène du Théâtre Banque Nationale ce soir.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer